LE CELL, LE POIVRE ET L'ASSAISONEMENT
Sony nous a rabattu les oreilles avec son CELL, son fameux micropross qui déchire tout. Rassurez-vous, la PS3 n'a pas misé que sur ce composant innovant. C'est l'intégralité de son architecture qui est dédiée au jeu. Même si la console est la plus difficile à programmer aujourd'hui, c'est également celle qui sur le papier est (de loin) la plus performante. Mais comment que ça marche le CELL ? Tout d'abord, il ne s'agit pas à proprement dit d'un multicore. La bestiole possède un micropross central qui est cadencé à 3.2GHz. Autour, des Synergistic Processing Elements s'activent pour les tâches dédiées (agissant grosso modo comme des coeurs indépendants). Ils sont au nombre de huit, mais seulement sept fonctionnent en même temps. Le dernier est là comme roue de secours au cas où l'un des Synergistic Processing Elements se mettrait en rade.

L'architecture graphique est équivalente (dans les grandes lignes) à un système NVIDIA GeForce 7, cadencé à 550MHe et soutenu par 256Mo de mémoire GDRR3. On remarquera que la mémoire est donc dédiée à chaque élément (graphisme et système), puisqu'en plus, 256 Mo de RAM XDR DRAM à 3.2 Ghz sont inclus sur la carte. Le tout est assez impressionnant, d'autant que la vidéo est supportée en 480i, 480p, 720p, 1080p et 1080i. Néanmoins, pour parler performances, il faudra attendre quelque temps pour que tout ce joli petit monde soit mis réellement à profit par les développeurs ! Reste à connaître les temps exacts de rodage.