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Depuis le temps que l'on attendait son retour ! Ca y'est la belle Lara Croft vient de débarquer à la rédaction. Enfin, quand je dis, elle, je veux dire ses dernières aventures, Tomb Raider Legend. Fébrile, le coeur battant la chamade et la gorge nouée, un peu comme pour un premier rendez-vous galant, on a mis le DVD dans la Xbox 360. Et, oh, ah, hmm ! Jamais je n'ai vu une héroïne de jeu vidéo aussi belle. Quoi ? Vous pensez que je ne vais pas être objectif dans ce test ? Le seriez vous si vous pouviez diriger du bout de vos doigts l'une des femmes les plus désirées du monde ?

Lara est encore sur les traces d'une relique. Accroché à la falaise telle un Tom Cruise dans une mission impossible , elle s'apprête à visiter un temple en Bolivie. Tout se passe bien jusqu'à ce que Lara s'aperçoive qu'elle n'est pas seule sur le coup. Des gardes armés semblent protéger les lieux. Et il faut bien dire, que des gars armés de PM sur un site archéologique aztèque, ils sont sûrement pas là pour servir de guide touristique. Quelques coups de pistolet plus loin, notre belle héroïne se trouve devant le responsable de ce bazar. L'homme qui est là, lui explique que c'est grâce à une certaine Amanda qu'il est ici. Et une Amanda, Lara en connaît bien une, ou plutôt la connaissait. C'est une amie qui est morte lors de l'éboulement d'un temple il y a quelques années ! Hmm, aurait elle ressucité d'entre les morts ? D'un autre côté, Amanda, c'est vachement répandu comme nom....

À peine 10 secondes que le DVD tourne et déjà, on se prend une grosse claque dans la face. Que Lara est belle. Plus rien à voir avec les anciennes représentations de l'héroïne. Un grand progrès graphique a été fait. Miss Croft a été dotée d'un corps plus réaliste, sans pour autant négliger le côté affriolant. Que serait Lara sans son décolleté et sans son physique de rêve ? Imaginez Maité en train de crapahuter sur les rochers... Les tenues, les textures de la peau, le regard. Les graphistes ont réellement été cherchés dans le détail, pour nous offrir un portrait de rêve.
Même les mouvements sont devenus plus souples, plus naturels. Lorsque Lara reste un moment sans rien faire, elle s'arrange les godasses ou s'étire en se faisant craquer les doigts. Lorsqu'elle saute, elle ne fait plus des acrobaties vertigineuses, dans tous les sens. On a quitté le côté Matrix pour remettre les pieds sur terre. Cela n'empêche pas des séquences d'action hors du commun ; les roulades et autres tirs en pleine course sont toujours présents. Bien au contraire. L'aspect cinématographique des séquences est vraiment poussé. On sent que le rapprochement entre 7ième art et jeu vidéo et quasi omniprésent dans ce Tomb Raider Legend, tant dans le choix des cadrages que dans l'enchaînement des séquences. Est-ce un hasard si le manoir des Croft, jusqu'à présent assez ancien et cossu, a fait place à une représentation plus proche de celui des deux films. Ajoutons à cela, un pas de plus vers la high-tech et les outils modernes. Le concept Tomb Raider a été dépoussiéré, on entre dans une nouvelle ère.
Qui dit nouvelle ère, dit aménagement au niveau du gameplay. Tout d'abord, le level design a gagné en clarté. Il est révolu le temps où il fallait courir dans tous les sens, activer tout ce qui passait sur son chemin pour essayer de comprendre des mécanismes hautement improbables. La simplicité est désormais de mise. Les énigmes qui pavent votre progression sont beaucoup plus dosées, plus logiques, moins tortueuses. Mais cela ne s'arrête pas là. L'ensemble du jeu a subi un relooking au niveau de la difficulté.
A mon goût, Tomb Raider Legend est devenu trop facile. Même quelqu'un qui n'a jamais touché à un épisode de la série n'aura aucun souci à progresser. Résoudre une énigme en moins d'un quart d'heure ne sera plus un privilège accordé à quelques irréductibles hardcore raiders. Systématiquement, on vous donne des tuyaux pour faire ce qu'il faut quand il faut. Un autre exemple flagrant: les passages sous marins. Jadis, nager sous la surface et repérer les passages était un vrai challenge. Aujourd'hui, des puits d'air parsèment le chemin de manière tellement proche, qu'il est difficile de mourir par noyade.
Même le côté plateforme a été allégé. Il est difficile de louper son chemin et de tourner en rond plus de 5 minutes dans une pièce. Si vous ne réussissez pas votre saut en moins de trois essais, c'est soit que vous n'êtes pas au bon endroit, soit que vous avez vraiment passé une nuit blanche sur le jeu. Enfin, je ferai la même remarque pour des séquences contextuelles qui arrivent souvent à l'issue d'une courte cinématique. Un bouton s'affiche à l'écran. Si vous pressez le bon, alors vous esquivez, sinon vous mourrez. Assez basique et inutile dans l'action, ces mini jeux se révèlent d'une facilité déconcertante. Primo, même si vous ratez, c'est la même séquence de touches qu'il faudra reproduire à chaque essai. Deuxio, le laps de temps pour l'appui est largement suffisant pour ne pas se louper.
Venons en au point le plus délicat du jeu: la maniabilité. Précisons avant tout que le système de gestion des caméras a été réformé. Elle peut être tournée en 3D grâce au pad, permettant de diminuer au minimum les affichages trompeurs et les angles morts. Mais un nouveau mal plus curieux est venu se greffer, perturbant à sa façon les déplacements. En effet, vous êtes accrochés à une paroi et souhaitez atteindre la plateforme à votre gauche en sautant. Du coup, vous effectuer une rotation de 90° à votre caméra pour mieux appréhender le mouvement. Du coup, pour sauter à gauche il va falloir appuyer sur la direction "Haut" du Joy. Si dans la plupart des cas, on se rend rapidement compte de la boulette par l'orientation que prend Lara, c'est plus délicat dans le feu de l'action. Et zou, je valdingue dans le vide et je m'éclate comme une crêpe !
De la même façon, Miss Croft n'est pas extrêmement précise dans ses déplacements. Heureusement, le jeu est tolérant sur ce point, il faut vraiment y aller comme une mule pour tomber dans un ravin sans avoir une chance de se rattraper. Mais cette tolérance rend le jugé de certains sauts plus embêtant à évaluer. Juste en face de vous, une plate-forme. Elle paraît assez proche pour l'atteindre, mais en même temps relativement éloignée. Et bien, il va falloir une sacrée expérience dans le jeu pour arriver à ne pas se planter au premier coup d'oeil.
En ce qui concerne les séquences de shoot, c'est un peu le même problème. L'assistance du jeu va souvent en votre défaveur. Vous pouvez locker la cible grâce à l'une des gâchettes et shooter avec l'autre. Lorsqu'il y a plusieurs adversaires, et que vous courez un peu partout (pour éviter leurs attaques, pas pour vous entraîner au marathon), le lock balaye les types qu'il rencontre, mais n'en verrouille pas un en particulier. Qui plus est, l'intelligence des ennemis est assez aléatoire. Quand vous êtes à couvert, ils vous balancent des grenades pour vous maraver de loin, mais quand vous les dégommez à bout portant, ils n'essayent même pas d'esquiver. Curieux....
Et voilà, la question que tous les fans se posent enfin aborder. Quoi qu'est ce qu'on va apprendre de tout neuf tout beau sur Lara. A la fois beaucoup et pas grand-chose. C'est vrai que là je ne vous avance pas trop. Plus concrètement, on va faire de nombreux bonds dans le passé de Miss Croft et revoir quelques événements qui concernent son enfance (comme la disparition de sa mère et d'autres surprises). Je vous rappelle que Lara est déjà morte une fois, alors, il est vrai, qu'en matière de surprise, il est difficile de faire mieux ! Le gros du scénar va être articulé par rapport à Lara et la nouvelle méchante rivale, Amanda, ex ami de Lara, et au moins aussi sexy qu'elle. Après Von Croy, c'est encore une proche de miss Croft qui passe du côté obscur. Il ne fait pas beau fréquenter la belle aventurière.
Et pourtant, une équipe toute neuve fait son apparition. Entre Anaya, l'ingénieur qui fait office de contact local et Zip, le pro de la technique, c'est tout univers qui va accompagner le joueur dans ses quêtes. Les PDA étanches, les kits de com high-tech, le grappin magnétique ou les jumelles MAD (qui permettent d'analyser les objets) ne vous laisseront quasiment jamais seul. Zip, vous suivra avec sa voix et son humour à deux balles tout au long des labyrinthes et sera un précieux soutien logistique.
Mais ce qui est réellement nouveau dans Tomb Raider, ce sont les séquences intermédiaires, comme les scènes contextuelles. Au delà de cela, vous pourrez vous mettre au volant d'une Ducati pour une course de fou dans le désert. Vous pourrez également utiliser des objets laissés par-ci par-là, comme une 12.7 abandonnée au hasard d'un camion. Crystal Dynamics a mis un coup de fouet dur le côté action de la série, peut être au détriment de la durée de vie.
Conclusion :
Tomb Raider Legend s'offre une réalisation digne des classiques cinématographiques, en matière d'action et de prise de vue. Avec un graphisme très réussi et un level design amélioré, Tomb Raider peut désormais être accessible à tous, un peu comme un Prince of Persia (dont certaines similitudes sont étonnantes). Cependant, cette adaptation du gameplay passe par un jeu un peu facile, et avec une durée de vie deux fois moindres que les épisodes précédents. Du coup, pour les fans, c'est un compromis qu'il va falloir accepter pour voir Lara plus belle que jamais.
Les plus : le graphisme, le rythme du jeu, des énigmes moins tordus
Les moins : la durée de vie, l'assistance dans la maniabilité

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