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Dire que le graphisme est entre Half life 2 et Doom 3 résume parfaitement la situation. Monolith n'a pas lésiné sur le ketchup et ça fait plaisir. Seules quelques saccades sont à déplorer en cas de grosse bataille.
L'ambiance est sobre, et pour une fois c'est très bien. L'essentiel de la bande son est basée sur des bruits de fond. Les rires d'enfants et les bruits de pas vous feront plus d'une fois mettre à couvert ou tirer quelques balles pour rien.
Le Gameplay est un vrai régal. Certes, il ne révolutionne rien. Mais la manière dont il est appliqué est exemplaire. La configuration et le nombre de touches n'obligent pas à basculer sans arrêt dans les menus pour les objets. Toutes les commandes sont présentes pour être disponibles directement. La visée est précise, et en plus, l'IA est travaillée. Elle sait prendre son avantage.
Les niveaux se découvrent peu à peu. On ne fonce pas comme un malade en espérant tout dézinguer. Il faut avancer pas à pas, en vrai professionnel (en évitant en plus de finir comme lui). En plus, l'éclectisme (moi aussi j'en ai fait quand j'étais jeune) contribue à cette méfiance. On joue et rejoue avec plaisir pour essayer de voir en slow motion ces saletés d'apparitions et les percer à jour, comme le ferait un bon agent Muldy ou Sculler.
Le mélange des genres du jeu le rend vraiment passionnant. Entre des fantômes immatériels à la japonaise et des méchas intelligents futuristes, on ne sait pas trop où donner de la tête. Au final, on tire à travers des apparitions et on succombe aux tirs des êtres matériels. Et vous verrez, vous ferez tout ce dont vous vous moquiez, quand les gras le font dans les films (du style suivre l'apparition).

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