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Les jeux de Rallye se font de plus en plus rares sur nos consoles et nos PC. Alors pour une fois on va pouvoir se faire plaisir et foncer sur les traces des spéciales les plus prestigieuses du Championnat du monde. Cette fois ce n'est pas de l'asphalte. Alors, on ne va pas laisser le volant au premier pimpin, sous prétexte qu'il a terminé 524 fois Micro Machine et 218 fois Mario Kart Double Dash. On va inviter Sébastien Loeb, pou nous faire une démo sur WRC 05.

Le contexte historique est on ne peut plus clair. Sébastien Loeb, sur sa Xsara, est le double champion du monde incontesté des Rallyes. Il arrive même à faire le quéqué et finir premier au Stade de France, pour la Course des Champions. Il faut dire qu'avec un copilote comme Daniel Elena, il est difficile de se tromper de direction. Alors quand on nous propose de prendre place dans sa Citroën WRC, on n’hésite pas. On met son casque et on part à l'assaut de la route. Avant le test nous aurons quand même une petite pensée pour Michael Park, décédé lors du Rally de Grande Bretagne.

Hier Mc Rae, aujourd'hui Loeb. Les leaders se succèdent à la tête des championnats du monde, mais pour nous, joueurs, qu'est ce que cela change. Eh bien d'abord une nouvelle jaquette. Au lieu de voir Bleu Subaru, on voit Rouge Citroën. Un coup c'est du Codemasters, un coup c'est du Sony. Mais au fond, le schéma de jeu est toujours le même; rouler tout seul, longtemps, et finir dans les meilleurs temps pour gagner le championnat. Et au milieu de tout ça, on s'étonne de ne pas voir figurer de Tommi Mäkinen. Bref, c'est le jeu des éditeurs et des contrats.
Plus précisément, on prend WRC 04 et on recommence. Ce titre suit la série et les connaisseurs ne s'y tromperont pas, mais risquent de se perdre dans les menus. Franchement, l'interface est aussi claire que Canal + sans le décodeur. Les couleurs sont mal choisies et on parvient à se retrouver embringué dans une course sans s'en être réellement aperçu. J'ai rarement vu moins pratique question ergonomie
Mais cela s'explique peut-être du fait du grand nombre de modes présents. Il y en a en tout 8. Bon d'accord, ce n'est pas encore aussi prestigieux qu'un Gran Turismo, mais c'est extra pour un jeu de Rallye qui n'en propose d'habitude que la moitié. Tous ne seront pas accessibles dès le début. Pour déverrouiller les Défis Historiques (courses avec des Lancia Delta, des 205 T16...), il vous faudra avoir participé à un quota syndical de spéciales. À celui-ci on peut rajouter le Rally Cross ou la Course contre le Champion, qui vous mesure directement à Sébastien Loeb, avec un handicap au départ.
Mais le plus intéressant, le truc pour lequel on claque 50€, c'est le mode championnat du monde, qui se décline sous 3 difficultés (et déjà, en facile, c'est dur). Vous retrouverez donc les 15 pilotes et les 8 écuries du Championnat du monde. Vous pourrez donc tirer la bourre à Solberg sur Subaru Impreza ou à Gronholm sur Peugeot 307. Vous retrouverez également l'intégralité des manches et des spéciaux qui ont permis aux concurrents de se départager, comme le célèbre Rally de Monte Carlo. Et bien sûr, au début du jeu, vous pourrez choisir les uns ou les autres (ou encore d'autres en les débloquant).
Mais WRC 05 va un peu plus loin. Lors des courses, vous croiserez des bagnoles dans les fossés, des pilotes arrêtés sur le côté qui ont cassé. Vous trouverez même des spectateurs au milieu de la route qui se poussent au dernier moment. N'essayez pas de les écraser; même lancé à 150 km/h dans votre Xsara, ils sont plus rapides que vous (tous des descendants de Clark Kent et de Barry Allen).
En plus de bien conduire (nous y reviendrons), il va falloir gérer votre course. Finir oui, mais finir dans quel état ? À chaque choc, à chaque matraquage du moteur, à chaque accroc à la boîte de vitesse, vous risquez d'endommager votre véhicule. De ce fait, vous allez diminuer ses performances. Certes, vous aurez tout le loisir de la faire réparer entre deux spéciales. Mais pour cela, vous devrez respecter un temps maximum. Passer ce temps, vous recevrez un sacré handicap au départ. Enfin, à chaque choc physique, votre engin perd des pièces. Concrètement, cela ne change pas grand-chose, mais c'est toujours marrant de voir un capot s'envoler.
Donc, pour éviter tous ces désagréments, il va falloir écouter les conseils de votre ange gardien, le copilote. Un gros travail a été fait sur des indications qui sont plus que précieuses. Votre guide est précis et ne fait pas de faille. Il vous indique la distance, la direction, la difficulté et l'attaque. Si vous le désactivez, vous allez droit dans le mur (au sens propre comme au sens figuré).
Mais abordons maintenant le sujet le plus délicat: la conduite. La première chose à faire quand vous prenez le jeu, c'est d'ajuster les options d'assistance. Parce que moi, je ne suis pas du style à conduire avec K2000, la voiture qui freine sans qu'on lui demande. L'antipatinage et l'aide au freinage sont odieux. Même si vous êtes débutants, il faut diminuer leur valeur, sous peine d'avoir un véhicule au comportement illogique. Ensuite, vous aurez quelques paramètres à ajuster pour avoir un engin qui correspond à votre style de conduite.
Au bout d'un petit moment, quand vous avez fini de tondre la pelouse à chaque virage, vous allez commencer à appréhender le sol. Eh oui, chaque course a une route différente. Il va donc falloir apprendre à gérer les trajectoires de la voiture suivant la texture de la spéciale. Et je puis vous garantir, que ça fait bizarre, quand vous passez subitement d'un tarmac de piste d'atterrissage, à un chemin de terre gorgé d'eau. Seuls ceux qui ont une grande capacité d'adaptation s'en tireront sans soucis.
Mais il ne faut pas se voiler la face, si le comportement de la voiture est correct dans le style arcade/simu, le moteur qui gère les éléments extérieurs est carrément pourri. Tout d'abord, tous les éléments sont statiques. Par exemple, une voiture arrêtée sur le bord ne peut être poussée, à croire qu'ils ont scellé ses jantes dans du béton. Et on retrouve ce problème pour des barrières, des arbustes nains, ou des piquets. Ensuite, dès qu'elle n'est plus à 100% sur la route, la voiture fait n'importe quoi, comme par exemple des tours complets sur elle-même, à en faire baver Rémi Julienne, ou plus fréquemment, des sur-virages impressionnants. Si vous ne croyez pas, téléchargez cette vidéo. Et histoire de corser encore les courses, vous pouvez vous retrouvez à tout moment avec des bottes de paille au milieu de la route, on des troncs d'arbres qui tombent subitement. C'est plus du Rallye, c'est du Carmageddon.
Conclusion :
WRC 05 est sympa question arcade/simu et licences disponibles. La conduite n'est plutôt pas mauvaise, dès lors qu'on ne quitte pas la piste. Une fois les roues sur le bas côté ça devient n'importe quoi. Heureusement, de nombreux modes de jeu et de nombreux unlocks rendent le titre assez long et prenant. Et pis, WRC 05 nous confirme une chose. Sébastien Loeb est meilleur pilote qu'acteur.
Les plus : beaucoup de modes, les licences du championnat 2005, le copilote
Les moins : le moteur physique, la difficulté

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