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La saison de ski est déjà lancée dans certaines stations. Malheureusement, votre serviteur est cantonné à sa rédaction dépourvue de neige pour vous alimenter en tests bien chauds tout l'hiver. Mais l'appel du tire-fesses est le plus fort. J'ai donc chaussé mes skis (virtuels), mis mes grosses moufles en laine rouge (pas pratique pour le clavier), et mis ma combi jaune fluo pour aller défier Herman Maier sur son propre fief. C'est parti pour la descente sur les pistes de Ski Racing 2006.

L'avantage avec Ski Racing 2006, c'est qu'il fait partie de ces jeux de sports marginaux (en terme de jeux vidéo). Les accrocs de la discipline ne pourront donc pas passer à côté étant donné qu'il est le seul à fournir un contenu hivernal. Seul le jeu officiel des JO pourra éventuellement titiller son monopole en février. Voyons donc ce que donne le deuxième volet de la série initiée l'année dernière.

Ceux qui possédaient la version 2005 de Ski Racing ne trouveront pas de changement radical. Il est vrai que le graphisme est largement moins dépouillé que sur l'épisode précédent. Les skieurs ne ressemblent plus à des Playmobils. Les décors environnants ainsi que le public ont également fait l'objet d'un meilleur traitement. Le plus saisissant est l'effet de vitesse, qui se traduit par un effet de flou sur les bords de l'écran, un peu comme dans un Project Gotham Racing ou un Burnout.
Néanmoins, l'animation du skieur manque globalement de souplesse. Ses déhanchements sont aussi impressionnants que ceux de Carlos dansant la lambada. Au lieu de décaler complètement son point d'appui, il se contente de faire un petit écart en dehors de son axe, comme un débutant. Qui plus est, on regrette de la ne pas voir plus de traces dans la neige. Ces dernières sont quasi inexistantes. Même les projections dans la poudreuse ne sont guère plus impressionnantes qu'une bombe de chantilly. Ski Racing 2006 manque de détails réalistes pour captiver réellement l'oeil, bien que l'ambiance générale soit de bonne qualité.
Au niveau de la maniabilité, on a gagné en précision. On arrive à diriger à peu près correctement son skieur. Par contre, le jeu ne tolère quasiment aucune erreur dans les descentes. Le moindre écart, le moindre saut mal négocié vous fera perdre des centièmes à vitesse grand V. Pour pallier à ce côté simulation un poil pointilleux, il ne vous reste plus qu'à anticiper vos trajectoires. Et pour que cela soit possible, vous n'aurez qu'une seule chose à faire : connaître par coeur les tracés.
Une sorte de booster a été ajoutée aux options de courses. Celui est disponible en quantité limitée. C'est une sorte de NOS qui vous permet de vous tirer d'un mauvais pas en accélérant subitement votre sportif. Mais ne rêvez as, son effet reste minime. Vous n'allez pas passer de 0 à 100km en 4sec. On n’est pas au volant d'un V12 de 350ch. On est sur des skis. La seule utilité de la bidouille est de corriger un virage sur les carres, qui aurait été un peu juste. Un gadget bien utile parfois, mais qui ne permet pas de faire la différence sur une course.
Enfin, on est heureux de voir que les conditions météo changent. Et cependant, le comportement lui reste identique, qu'il fasse un soleil de plomb ou une tempête de neige. Les appuis ne s'altèrent guère. Même pire, la sensation de glisse est la même que l'on se trouve dans le sillon balisé ou sur les côtés de piste. Même la visibilité n'est que légèrement affectée par le brouillard. Curieux, très curieux....
Pour faire vos preuves, il faudra vous illustrer dans les disciplines reines, et affronter les numéro un mondiaux, comme le redouté Herminator (Herman Maier). Des épreuves telles que le Slalom ou le Super G vous attendent. Les pistes officielles, comme Chamonix ou Val d'Isère ont été modélisé au centimètre prêt grâce à des relevés GPS. C'est un détail assez croustillant pour les fans de la discipline. Mais ce n'est pas le genre de chose qui convaincra les sceptiques.
Car ce qui manque le plus à Ski Racing 2006, c'est un caractère bien à lui. Le jeu se veut sérieux du début à la fin. On aurait espéré des modes un peu plus funs comme du saut à ski, du half pipe ou du hors-piste. Hélas, le jeu se contente des courses officielles, et point barre. Il n'y a pas de place pour la déconne. Du coup, on regrette un manque de charme évident qui réserve le jeu à des accrocs du ski.
Ces derniers, en gagnant les courses, pourront débloquer de l'équipement et améliorer les stats de leur coureur. L'achat de meilleurs skis, de meilleurs bâtons, de lunette qui font trop style quand tu descends. Mais au final, là encore, tout reste trop limité et on ne peut par exemple pas réellement personnaliser les combis. C'est bien dommage.
Conclusion :
Ski Racing 2006 n'est pas un jeu à mettre à la poubelle. Il est assez plaisant à jouer, surtout si l'on est accroc aux sports d'hiver. Néanmoins, il est également très plat et très insipide. Qui plus, est le comportement des skieurs n'est pas blanc comme neige, dans la mesure où il ne tient quasiment pas compte des conditions météo. La place comme jeu de ski de référence est donc toujours vacante !
Les plus : un jeu sympa, les pistes officielles
Les moins : le comportement en descente, le manque de fun

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