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Avec Burnout Revenge, c'est fini la Jacky touch sur la voiture ! Ici pas de spoiler pour donner un look agressif, pas de vinyles pour personnaliser son engin. Que l'on ait une merveille tunnée, une vielle volvo ou un pick-up qui pèse deux tonnes, le résultat sera le même au final. Il ne restera plus qu'un amas de taule froissée et informe. Et c'est ça qui est bon ! Alors, préparez-vous à entrer dans l'univers bourrin, violent et complètement barré de Burnout Revenge.

Le scénario est assez simple, et il n'a guère évolué depuis les premiers épisodes. Alors que de nombreux jeux de voiture cherchent à trouver un prétexte pour les courses, Burnout fait dans la simplicité. Il suffit de foncer dans le tas, pour récolter des points qui débloquent des babioles pour foncer à nouveau dans le tas. Bien que basique et efficace, ce principe nous absorbe et nous entraîne dans une course à la destruction.

Si vous en étiez resté aux premiers épisodes de Burnout, ce Revenge sur Xbox 360 risque de vous choquer. Toute finesse dans le gameplay a été abandonnée pour faire place à la destruction totale. Si dans les opus précédents, il fallait faire attention au trafic, ici, c'est plutôt le trafic qui devrait se méfier de nous. À part les véhicules qui arrivent à contre sens et les gros camions, aucun autre véhicule ne nous arrêtera. Une fois au volant de notre engin, on se sent comme un éléphant berserker au milieu d'une fourmilière. On va tout droit sans se préoccuper des autres usagers de la route. Seuls quelques poteaux, arches ou arbres au milieu de la route nous obligeront à regarder un peu où on va.
Ici, on se moque de savoir si la trajectoire est propre, si le véhicule sous-vire ou sur-vire ou même si le prochain virage va nous contraindre à freiner. Une seule technique de pilotage est à maîtriser: le changement de direction dans l'urgence. Et croyez-moi, vous allez pouvoir en faire des tours et des détours. Les circuits ne sont absolument pas linéaires. Il y a des raccourcis partout, des tremplins à tire-larigot et des passages doubles voire triples. Inutile d'essayer de définir au début son chemin. Il faut tout faire à l'instinct sur le moment. Au final, on ne décolle pas son doigt de la gâchette de droite pour l'accélération et du bouton A pour le boost
Ce fameux boost, c'est lui qui vous permettra de conserver une chance de gagner les courses. Pour le remplir, il n'y a qu'une seule chose à faire: conduire le moins prudemment possible. Tout ce qui peut être dangereux dans la conduite, vous devait en faire votre bible. Passer près des autres automobilistes à fond de train, cartonner les mous de l'accélérateur, prendre les virages en crabe, effectuer des sauts de folie ou rouler à contre-sens. Mais ce qui rapporte le plus, c'est le Takedown.
Mais quoi qu'est ce encore. Le Takedown c'est le fait de cracher son adversaire et de le faire exploser. Mais bien entendu, il y a des subtilités. La manière la plus simple, est de le pousser (par derrière ou par le côté) dans les éléments du décor, ou sur les pauvres automobilistes qui n'ont rien demandé. Mais il y a plus marrant, comme le Takedown vertical. Là ça devient plus délicat, puisqu'il faut dégommer son adversaire par le haut. En gros, il vous faut prendre un tremplin et atterrir de tout votre poids sur la caboche du concurrent. Ensuite, on trouve les crashs après destruction ou encore les crashbreakers. Eh, ben ,ils aiment ça les mots barbares chez Criterion !
A partir du cinquième rang, l'option crashbreaker se débloquera dans les courses. Son utilisation est on ne peut plus simple. Lorsque que vous êtes fracassé comme un idiot sur un poteau, vous aurez quelques secondes (durant le ralenti) vous faire exploser votre engin. Suivant les véhicules, la zone de déflagration sera plus ou moins grande. Si l'un des concurrents est dans la zone, alors il fera boum avec vous. Ainsi, il est possible de réaliser des doubles, triples, quadruples.... destructions.
Enfin, Burnout ne s'appelle pas Revenge pour rien. Quand un adversaire vous envoie dans le décor, il se transforme en défi de revanche. Dès lors, il est désigné par une flèche rouge. Si vous parvenez à vous venger (et n'attendez que le plat refroidisse), alors, vous cumulerez un maximum de points. Je vous l'avais dit, Burnout Revenge est un jeu fait de compassion et de tendresse. Ils ne manquent plus que les Bisounours !
En solo, un sol mode de jeu vous sera proposé, le "Tour du monde". Grâce à lui vous voyagerez sur des circuits tout autour de la Terre, en quête de victoire. Suivant les courses que vous gagnerez vous pourrez unlocker d'autres courses et des bagnoles plus performantes. Mais le véritable enjeu, c'est votre rang. Depuis imprudent, jusqu'à dangereux, puis dominateur c'est dix niveaux de jeu différents qui vous attendent, ouvrant sur des épreuves de plus ou plus hard. Pour monter, le principe est simple. Il faut collecter des étoiles (comme dans Mario 64, mais en pas pareil). Suivant vos performances dans les courses (detructions, boost, takedown, crashbreaker, sauts....) vous obtiendrez une mention de bien (1 étoile) à génial (4 étoiles). Ensuite, votre position à la fin de la course modifiera le résultat. Une médaille de bronze vous enlève une étoile et une médaille d'or vous en rajoute une. Chaque épreuve est donc notée sur 5 étoiles (qui correspond à parfait). Plus vous cumulez d'étoiles, plus vous avancez dans les rangs.
Et s'il y a bien un truc sur lequel les développeurs n'ont pas rechigné, c'est la diversité des courses. Entre des runs simples, des tours uniques, des grands prix (plusieurs courses), des épreuves à l'australienne, vous aurez de quoi faire. Mais outre ces modes qui apparaissent un peu partout, Burnout vient rajouter sa touche explosive. Toutes ces épreuves pourront se dérouler avec les Crashbreakers. Qui plus est, les compétitions de "Crash" vous demanderont un maximum de dégâts. Il vous faudra lancer votre véhicule en un point de la circulation pour créer le plus carambolage du siècle et accumuler les points. Le "Road rage" vous demandera quant à lui de réaliser un maximum de Takedown en un temps limite, ce qui a pour effet de vous tenir largement en haleine. Seul le "Trafic Panic" ne présente aucun intérêt. Le but est de rouler en cartonnant un maximum de pauvres innocents, histoire d'accumuler des dégâts. En soi, le mode n'est ni ludique, ni original. En effet, crasher tout ce qui bouge sans raison, c'est vite lassant
Mais Burnout, c'est aussi un moteur graphique à toute épreuve. Malgré le nombre de voitures dans le trafic et la grande quantité d'interactions avec les décors (chaises, tables, bidons, poubelles... qui volent), le jeu ne bronche pas une seule seconde. On ne détecte quasiment aucun ralentissement. Chaque Takedown et chaque crash est ponctué d'un magnifique ralenti de type ciné, qui nous montre bien dans le détail la manière dont le choc s'est produit. Et autant vous dire que vous allez en prendre plein la face tellement les engins déboulent. On se laisse complètement grisé par la vitesse des bolides et par les étincelles qui résultent des chocs.
Qui plus est, les voitures de sont pas des tanks indestructibles. En effet, leur carrosserie se marque peu à peu des accidents qu'elles ont subis. Au final, on a plus l'impression de rouler dans une caisse à savon avec de l'éther dans le réservoir que dans une super bagnole de rêve. En plus, suivant la catégorie de votre engin et surtout son poids, le moteur du jeu vous fera plus ou moins sentir les chocs. Une voiture lourde sera préférée pour faire du rentre-dedans, tandis qu'une super légère privilégiera la maniabilité
Conclusion :
Burnout Revenge continue de bouriniser la licence. Dieu que c'est bon ! Même s'il ne sera pas du goût de tous, ce titre a le mérite de ne pas être prise de tête et d'alterner les épreuves, évitant ainsi toute lassitude. Seuls un ou deux modes de jeu (comme le Trafic Panic) ne présentent pas de réels intérêts. On peut seulement déplorer une conduite uniquement intuitive, qui relève souvent plus de la chance insolente, que de la maîtrise. La vitesse de défilement rend très difficile de distinguer l'avant de l'arrière des véhicules innocents. Quoi qu'il en soit, Burnout Revenge s'apprécie au même titre qu'un Carmageddon
Les plus : de l'adrénaline par litres, un graphisme qui ne bronche pas
Les moins : des musiques un peu discrètes, la chance un peu trop omniprésente.

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