Jaquette Test du jeu Prey sur XBox 360
Prey - Preview
rédigé le 11 Juillet 2006, par Mik'O
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Plateforme : XBox 360
Editeur : Take Two
Catégorie : action
Date de sortie: 13 Juillet 2006

Pfiouuu, encore un FPS avec une armée alien qui menace la terre. À croire que la colonisation interplanétaire est un sport national chez les messieurs gris. À croire aussi que les développeurs de jeu ne savent plus où donner de la tête. Quand en plus, on apprend qu'un mécano indien avec tout plein de pouvoirs chamaniques va tout faire pour sauver le monde, on se souvient des scénarios abracada-branques d'X-Files, et on se dit que Chris Carter aurait été un fameux producteur de jeu. Mais rassurez vous, j'ai beau être cynique, je ne peux m'empêcher d'avoir un faible pour Prey. Vous voulez savoir pourquoi, venez casser de l'ET avec moi.

histoire

Tommy a tout du looser. D'origine indienne, il bosse comme mécano dans un trou pommé. En plus, il a du mal à déclarer sa flamme à la serveuse du bar. Histoire de finir de dresser le tableau de cet anti héros, son grand père n'arrête pas de lui rappeler qu'il ne devrait pas cracher sur ces racines et sous estimer le chamanisme de ses ancêtres. Par contre, Tommy, c'est un violent. Il sait jouer de la clef de douze sur ceux qui titillent d'un peu trop près sa chère et tendre. Alors quand des vilains aliens envahissent la Terre, et enlèvent son bel amour, il faut s'attendre à ce qu'il développe des facultés particulières.

avis
Test et Screenshot pour le jeu Prey sur Xbox 360
La Terre, un gros terrain de chasse pour ET

Quand on commence le jeu ,on se demande vraiment où on est tombé. Toilettes crades, bar miteux et  vaisseau extra-terrestre avec des projets mégalomanes. C'est bon, on se dit que Prey a tout du FPS nanar qui va nous envoyer shooter du méchant en veux tu en voilà. Seulement, il ne faudrait pas oublier que ce jeu a fait la une de l'E3. Qu'est-ce qui le différencie alors d'un Quake ou d'un Serious Sam ?

Ce n'est sûrement pas son histoire à dormir debout, tirée par les cheveux du crâne à Zizou. Je ne fais plus durer le suspens. C'est son level design qui marque l'avènement d'un nouveau style. Dans Prey, les développeurs ont réellement fait preuve d'un grand talent dans la mise en place des niveaux. Au début, on est complètement désorienté. On voit un gars en face de nous. Ni une, ni deux, on te lui refait la façade avec une bonne clef Anglaise. Et on le voit qui s'écroule par terre, au plafond ! Quoi, alors le bas, c'est le haut et vice et versa. En fait, il est possible, via divers objets aliens parsemés dans le décor, de basculer la gravité, nous faisant perdre toute notion dans l'espace. Les types ne nous shootent plus seulement sur un point de vue en 2D, mais carrément dans tous les sens. 

Qui plus est, les extraterrestres, d'une technologie supérieure à la notre, ont mis au point des portes qui sont des sortes de warp vers d'autres points du niveau, des sortes de stargate au travers desquelles on peut voir ce qui se passe de l'autre côté. Tiens y'a un type de dos au bout du passage. Hmmm, un petit zoom, un petit headshot et..... zut, on m'a tiré dessus par derrière. Après quelques secondes de réflexion, on se rend compte qu'on s'est auto-tiré dessus.

Test et Screenshot pour le jeu Prey sur Xbox 360
Comme dans un shaker intersidéral

Dès lors, on se rend compte que les potentialités du soft sont sans fin. En empruntant certains passages on se retrouve projeter dans une sorte de boule à neige version ET, où des gris géants regardent de l'extérieur leurs congénères se faire répandre, avant que vous ne sortiez par un autre passage, repreniez votre taille normale, et leur montriez qui c'est qui tient le flingue ici.

Appuyé par un graphisme très haut de gamme et des méchants laids au possible (en fait, ils sont affreux, mais beaux en terme de réalisation), on se fait réellement un pas dans la next gen. On a vraiment la sensation que les capacités de la Xbox 360 ont été mises à profit, pour une fois. 

Cependant, on a du mal à évoluer dans cet univers parfois biscornu. On active des trucs et des machins au petit bonheur la chance. Les développeurs ont pris l'option de vous laisser actifs, y compris pendant les phases clefs du jeu. Le seul problème est que l'on passe parfois à côté d'un point clef d'un scénario, parce qu'on n'a pas fait gaffe que le vieux se faisait trucider sur la droite, ou qu'un gamin s'était transformé en fantôme sur la gauche. On avance donc à tâtons, avec un très gros manque de repère. On fonce sans réel but que celui de trouer un chemin qui nous amène un peu plus loin. Et encore, on n’a pas vu le plus intéressant.

Test et Screenshot pour le jeu Prey sur Xbox 360
Des indiens et des aliens

Comme votre grand père vous l'a rabâché, vous avez des souches indiennes. Vous êtes même une sorte d'élu. Rapidement, vous allez vous rendre compte que le sort de l'humanité repose sur vos épaules. Pour un mécano, c'est une sacrée promo ! L'un de vos principaux atouts est de ne pas mourir dès qu'on vous tue. Je sais, c'est pas forcément facile à admettre comme concept.

Dès que vous vous faites ratatiner la face dans le monde réel, vous êtes plongé sur la terre spirituelle de vos ancêtres. En chassant quelques âmes par-ci par-là, vous pourrez régénérer votre corps et revenir à la vie. Si vous mourez dans le monde spirituel, là, c'est vraiment la fin des haricots. Et le pire, c'est que parfois, pour sauver votre peau, il faudra mourir.

Mais ce n'est pas le seul pouvoir qui vous sera adjoint. Vous pourrez vous mettre en médiation et lancer une projection astrale de vous, immatérielle, et armée d'un arc qui fait très bobo. Dans cette forme, vous pourrez aller voir ce qui se passe un peu plus loin sans vous faire démolir, ou traverser des surfaces fines pour aller ouvrir une porte de l'intérieur. Mais attention, si vous n'avait pas fait le ménage autour de votre enveloppe charnelle avant votre tour à la Majax, elle risque de prendre cher et de vous envoyer auprès de papi, dans l'autre monde.

Test et Screenshot pour le jeu Prey sur Xbox 360
Un moteur physique pas vraiment extra-terrestre

L'animation est très rapide et les décors très jolis. Hélas, on peut déplorer une AI qui va du stupide au génie. Certains aliens s'acharneront à vider leurs chargeurs sur les murs derrière lesquels ils sont planqués. À l'inverse, d'autres, une fois privé de leur caboche grâce un headshot, ne vous auront jamais eu autant en grippe et n'auront jamais été aussi précis dans leur corps à corps.

Au niveau du contrôle, on peut se rendre compte que certaines touches sont assez mal placées et un passage par la case configuration de sera pas du luxe. Le mode visée précise ou l'éclairage au briquet donne parfois des couleurs un peu bizarroïdes qui n'aident pas forcément à la visée. Mais globalement, on s'en sort bien. Qui plus est, le fait de pouvoir renaître après sa mort présente un réel intérêt pour des actions kamikazes, mais destructrices. Du style foncer dans le tas avec une grenade/bestioles prête à exploser dans les mains.

Enfin, il est à noter un moteur physique qui gère les interactions avec les objets. On est très proche de ce qui se fait dans Half Life 2. Il est possible de faire bouger les canettes, les bidons et tout un tas d'objets que l'on peut croiser. Certains sont même utiles à la progression dans l'aventure.

Conclusion :


Ne vous y trompez pas, même si Prey vous semble être un X millièmes FPS qui vise à trucider de l'alien, ne le sous-estimez pas pour autant. Son level design et son gameplay particuliers apportent un vent de fraîcheur sur les Quake-like. Alliant humour noir, stéréotype du sauveur de l'humanité, chamanisme et invasion spatiale, Prey mélange les genres pour se faire une identité propre. 3D Realms tient là un beau bébé.

Les plus : le gameplay original, l'exploitation de la next gen
Les moins : on a du mal à se repérer, cinématiques que l'on peut louper

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