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Quand on est gamin, il y a deux choses qui nous tiennent particulièrement à coeur. Voir ce qui se cache sous les jupes des filles et piloter un avion. Si on arrive à concrétiser assez facilement la première, la deuxième est un peu plus délicate. Disons surtout que si on se loupe, le choc est on ne peut plus violent qu'une claque en pleine face ! Mais depuis que Microsoft a lancé son Flight Simulator, le rêve peut à moitié se réaliser. Préparez-vous à un test sans escales du simulateur le plus célèbre du monde.

Pour ceux qui lisent ce test, et qui découvrent Flight Simulator, je me contenterai de préciser qu'il s'agit d'un simulateur de vol (faut pas être prof d'anglais pour comprendre le titre). Pour les autres, sachez que le FSX est relativement attendu par les pilotes virtuels. En effet, depuis la version 2004, il n'y avait pas grand-chose de neuf à se mettre sous la dent, mis à part quelques add on. Lançons-nous donc dans ce test, qui ne reflétera qu'une partie de ce qu'est Flight Simulator X.

Tout d'abord, sachez qu'au jour d'aujourd'hui vous ne pourrez pas exploiter à fond votre Flight Simulator X. En effet, Windows XP ne peut faire tourner le jeu que sous un Direct X 9. Or, Microsoft a anticipé sur le développement du jeu, en l'optimisant pour le Direct X 10 de Vista. Il faudra très certainement télécharger un patch correctif lors du changement d'OS. Nous nous contenterons donc d'évoquer l'état actuel du jeu, puisque 99.9999% des acheteurs ne possèdent pas Vista.
Le deuxième constat c'est la lourdeur du jeu lors de son installation. Deux DVD sont présents dans la boîte, mais il faudra compter environ 15 Go de place sur le disque dur, et une heure de copie et de décompression de fichiers avant de prendre son envol. Déjà, avant d'avoir lancé le jeu, on se dit que notre petit PC de bureau va en prendre plein la tête.
Et ça ne loupe pas. Même sur notre PC de test, le jeu ne peut tourner en résolution max. Bon d'accord, la bécane n'est peut-être pas à la pointe des technologies actuelles, mais reste largement au-dessus de la machine de monsieur tout le monde. Si vous désirez donc avoir un maximum de détails dans le jeu, il va falloir mettre de côté pour vous payer du matos de guerre.
Heureusement, ce n'est pas en vain que vous investirez. La grosse nouveauté de ce Flight Simulator X se situe surtout au niveau du détail du terrain. Certaines zones atteignent une résolution d'un mètre, permettant de distinguer avec précision les routes, les maisons et même parfois les autres véhicules. En volant au dessus d'un plan d'eau vous croiserez des bateaux dont la modélisation est plus qu'acceptable. Globalement, le trafic aérien a lui aussi été revu à la hausse. Vous pourrez croiser des copains pilotes, notamment aux abords des aéroports ou des aérodromes. Le ciel est donc moins vide, et pis, en vol libre, rien de vous émèche de jouer au bowling dans des ULM grâce à votre Boeing 747. Ce n'est pas très fair-play, mais au moins ça défoule.
Comme d'habitude, votre pilotage sera affecté par la météo. Fini les scénarios où seule l'IA du jeu contrôle le temps qu'il fait. Vous aurez le choix entre un paramétrage manuel (beau, pluie, orage, nuageux...) et une connexion internet. Cette dernière ira chercher les données de stations météorologiques, qui afficheront en quasi temps réel le véritable climat de la planète, avec les anticyclones, les dépressions et les courants. Les infos sont remises à jour toutes les 15 minutes.
Ainsi, on gagne réellement en réalisme. Ce degré pourra d'ailleurs être réglé au préalable dans les options. Touts ceux qui joueront à Flight Simulator ne sont pas forcément des pilotes chevronnés. Le choix du réalisme se fera suivant plusieurs paramètres, vous permettant de progresser peu à peu. Vous aurez l'option dans un premier temps de diminuer (voire annuler) les contraintes mécaniques et aérodynamiques sur l'appareil (traction dissymétrique, couple moteur, effets gyroscopiques...). D'autres options plus funs faciliteront la vie à ceux qui n'ont pas compris que dans Flight Simulator, il y avait le mot Simulator : annuler l'effet des crashs (votre avion rebondit au sol ou se téléporte à la bonne altitude), avoir un réservoir de fuel sans fond (pratique pour faire 10 fois Paris - Tokyo sans se poser)
Mais, la question que se posent les puristes reste en suspend. Est-ce que Flight Simulator est réaliste ? Si j'arrive à remplir les missions les plus difficiles, serais-je capable de prendre les commandes d'un A380, alors que le commandant de bord est en pleine gastro, suite à l'ingestion d'une choucroute avariée lors d'une escale à Munich ? La réponse est non, mais ce n'est pas pour autant que vous devez bouder le jeu. Prenons plutôt le problème à l'envers.
Si vous êtes un vrai pilote, vous retrouverez des sensations très agréables en terme de simulation, car, si le contrôle d'un ULM reste basique, la prise en main et la connaissance des procédures d'atterrissage en urgence pour un 747 sont autrement plus compliquées. Et croyez-moi, on n'apprend pas en une heure à gérer l'ensemble des commandes et des indicateurs d'un avion de ligne. À moins d'être chevronné en la matière, il vous faudra passer un bon moment sur chaque appareil (le plus dur selon moi restant l'hélico) avant de le mener d'un point A à un point B en pilotage réel.
Rassurez-vous, les novices trouveront un large choix de missions adaptées, avec le niveau de difficulté indiqué en face. Larguer des sacs sur des flotteurs en ULM, poser un coucou en catastrophe ou réaliser de véritables vols de ligne (en prévoyant son plan de vol, son niveau de carburant et en maintenant un horaire) satisfairont toutes les races d'aviateurs. Enfin, si c'est le tourisme qui vous intéresse, un mode vol libre, vous fera découvrir énormément d'endroits célèbres autour du Monde. En terme de qualité, les villes présentes dans le jeu sont aussi détaillées que dans les extensions de FS2004. Si vous survolez la Laponie, pensez à passer en rase-mottes pour faire coucou à notre castor.
En terme de contenu, Flight Simulator X se décompose en deux versions. La version Standard, qui vous coûtera environ 60€, le FSX de luxe pour lequel il faudra investir 5€ en plus. À moins que vous soyez au sou près, je vous conseille la version la plus complète, qui justifie pleinement l'écart de prix. Je vous laisse juger:
Édition Standard
> 18 Appareils
> 40 Aéroports détaillés, dont 16 nouveaux
> 28 Villes détaillées
> 30 Missions
Édition De Luxe
> 24 Appareils
> 45 Aéroports détaillés, dont 21 nouveaux
> 38 Villes détaillées
> 38 Missions
> Contrôle aérien depuis la tour
En plus de tout ça, un mode multijoueur sera inauguré. Vous pourrez donc vous livrer aux joies du vol en escadrille (et la précision qu'il requiert), à la régate aérienne ou le vol en duo dans le même cockpit. Si cela vous chante, vous pourrez même vous amusez en parallèle, à savoir qui crashera son Boeing 747 le plus vite !
Conclusion :
Flight Simulator présente une véritable progression par rapport à son prédécesseur, pas forcément sur le côté simulation qui été déjà poussé sur FS2004, mais surtout par rapport au graphisme. Faut-il encore avoir une bécane capable de digérer le choc ! Flight Simulator conserve une fois de plus son leadership sur le domaine de la Simulation Aérienne. Une chose reste à voir; que donnera le graphisme sous Vista ?
Les plus : THE simulation of vol, un graphisme amélioré, un grand panel de mission, la durée de vie
Les moins : un jeu gourmand, en attendant vista

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