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Tous les six mois à un an, Spike nous ressort son Dragon Ball Z du moment. Après une série de 3 Budokai sur PS2, on attaque maintenant le deuxième opus des Tenkaichi 2. Et l'angoisse est toujours la même à l'achat de la boîte: "Ne vais pas mettre 50€ dans un jeu pour avoir une redite du précédent ?". Dans sa promo, Atari a mis en avant le nombre conséquent de personnages. Est cela suffira-t'il à convaincre un public de fans toujours plus exigeants ?

Bon, je ne vais pas me lancer dans un résumé de l'histoire d'un petit garçon très méchant recueilli par un vieil homme, et qui, grâce une chute sur la tête est devenu le défenseur inconditionnel de la Terre. Goku et ses potes on les connaît depuis maintenant un bon moment. Au fil des adaptations vidéoludiques, et depuis la diffusion au Club Do de l'anime, il n' y a pas un bambin qui ne sache vous reproduire les gestes de la fuuuuuu-sioooooon. Mais, ce qui est plus rare, c'est de s'attarder sur les OAV et sur la saga DBGT. Heureusement, Tenkaichi 2 va vite vous faire rattraper ces lacunes hautement culturelles.

Les premiers pas dans Tenkaichi 2 ne sont pas des plus convaincants. Comme d'hab, on se plonge dans les prédécesseurs (surtout Tenkaichi 1 et Budokai 3), on met dans un shaker, on rajoute quelques nouveautés et on sert tout ça bien frappé. Sauf que de prime à bord, le cocktail n'a pas une belle couleur. L'ergonomie de l'interface n'est pas vraiment pratique, mais surtout, on se lamente rapidement sur des temps de chargement incessant. On regrette également de ne pas avoir une intro en anime, comme celle très réussie de Budokai 3. Là, on a droit à une cinématique améliorée sans réel intérêt.
Le mode principal à étudier est le mode aventure. C'est là que vous allez passer le plus clair de votre temps pour débloquer les persos et faire avancer la trame historique. Ici, on ne choisit pas un perso que l'on va garder pendant 50 combats, de Raditz à Baby. Non, on choisit un chapitre, et on combat successivement avec les différents protagonistes. Par exemple, dans le combat contre les Saibaimen, à l'arrivée de Nappa et Vegeta, vous vous battrez avec Gohan, Petit Coeur, Chaoz, TenShin, Yamcha et Krilin. Des teams de combat sont parfois constitués, vous permettant d'enchaîner les combattants contre un ou plusieurs adversaires.
Au fil des affrontements et des déplacements sur la carte, vous kaméhamiserez des adversaires obligatoires (qui débloque la suite) et optionnels (qui vous donnent accès à des artefacts et à des unlocks). Là où la puissance de Tenkaichi 2 commence à se révéler, c'est en avançant dans ce mode. Au total, vous pourrez vous battre avec une bonne centaine de personnages. Mieux encore, les fans auront le plaisir de retrouver les vilains méchants des OAV comme Garlick, Slugg, Tapion, Thales ou encore Coola. Pour un souci de cohérence, ces épisodes ont été remis dans la trame historique de la série. Ainsi, on placera l'histoire du père de Goku, juste avant la saga Freezer et après le combat fratricide. Nénamoins, on notera quelques grosses erreurs chronologiques. Se retrouver sur Namek, en face du vaisseau du Bulma, alors que l'on incarne le père de Goku avant sa mort et la destruction de la planète Vegeta, c'est un peu bizarre.
Rapidement, on en vient aux mains, et on commence à fritter les autres personnages. La qualité de Tenkaichi 2, c'est avant tout un la taille démesurée des arènes. Vous évoluez dans des décors destructibles en 3D relativement vastes, qui apportent une nouvelle composante au gameplay : vous pouvez jouer au chat et à la souris avec votre adversaire. Afin de gagner en tactique et en fidélité avec l'anime, quelques détails ont été pris en compte. Un personnage avec un radar sur l'oeil peut détecter n'importe quels personnages planqués dans le décor, en l'affichant sur une mini-map. Par contre, il est impossible de repérer l'énergie d'un cyborg qui ne possède pas de Ki.
Mieux encore, ces arènes possèdent énormément d'éléments qui cèdent sous la force d'un Mazenko ou d'une projection un peu violente d'un autre personnage. Des artefacts, voire des boules de cristal sont ainsi dissimulés dans les level mêmes de combat. Qui plus, du fait de ce level design, des objectifs de survie ont été ajoutés, nous livrant une trame encore plus proche ce celle de l'anime. Il vous faudra parfois fuir quelques minutes un adversaire surpuissant, contre lequel vous n'avez aucune chance.
Mais, certains problèmes entachent le combat en 3d. Même si la gestion des caméras a été optimisée par rapport au volume précédent, cela reste parfois un peu laborieux. Afin de ne pas masquer le combat, certains éléments deviennent transparents. Du coup, il arrive de se retrouver bloquer sans pouvoir se dégager d'un combo qui vous dégomme à vitesse grand V. Autre souci de taille : les artefacts qui apparaissent durant les affrontements. Le principe est fun, mais la précision de déplacement des personnages, combinée aux attaques de votre rival qui ne cesse de vous malmener rendent sa prise assez difficile.
Mais, grâce à ce Tenkaichi 2, on commence vraiment à avoir un jeu qui ressemble aux anims. Les combats sont ultra nerveux, renforcés par des Kokoha (Kaméhaméha, Final Flash et autres attaques Kaioken) qui se réalisent avec une facilité déconcertante. Il suffit d'un appui sur L2 et sur un autre bouton pour les déclencher. Transformer Goku en un super guerrier est quasiment instantané. Avec un peu de pratique, on projette Tao Pai Pai à travers de buildings qui s'écroulent sous le choc, ou on change Namek en une planète en éruption grâce à Genkidama.
Et ce n'est pas tout. Même si l'on part du principe que tous les personnages sont égaux en puissance, ils n'ont pas le même comportement lorsque vous les rouez de coups. On distingue trois types de gabarits. Les guerriers de petite taille (Chaoz, Gohan petit, Krilin...) qui sont d'une grande maniabilité, mais d'une faible résistance, ceux de moyenne taille (Goku, Petit Coeur, Tapion...) et les géants (Singe Siayen, Baby transformé, Slugg en Super Namek...). Essayez de projeter un Singe Super Saiyen avec un Gohan Petit... Vous risquez plus de finir en banane flambée que de faire trembler le colosse.
Mais, à la grande défaveur de ce Tenkaichi, certains noteront une certaine répétition dans les combats. On se bat souvent contre les mêmes ennemis à plusieurs reprises, dans leurs différentes formes, ou contre différents persos d'affiliés. On notera par exemple le de de Dodoria que l'on combat avec Bardack, puis avec Krilin et Gohan et une troisième fois avec Vegeta. Seul le niveau de l'adversaire change pour donner l'impression que Krilin est vachement moins fort que Vegeta... Cela part d'un bon sentiment, mais c'est un peu lassant.
Enfin, pour faire progresser vos héros favoris, il faudra les équiper d'artefacts, que vous trouverez dans la story ou que vous achèterez au magasin de Mamie Baba. Un peu à la manière des capsules, ces derniers vous donnent des bonus, ou qui affectent des malus à votre ennemi juré. Pour obtenir les meilleurs d'entre eux, vous aurez deux méthodes: soit jouer à l'apprenti alchimiste et fusionner au petit bonheur la chance des objets, ou réussir des défis quasi impossibles dans un premier temps, comme parvenir à mettre une rouste à un perso de niveau 150 avec son pauvre Krilin au level 18.
En marge de la story vous trouverez un grand nombre de mode alternatif comme les duels et les championnats du monde. Mais mon coup de coeur penchera pour le menu Encyclopédie, qui vous offre des biographies des héros, et des petites fiches sur la chronologie de Dragon Ball Z. Dommage qu'on ne puisse pas les imprimer pour les lire avec plus de confort. En tout cas, cela a le mérite de préciser certains points pour les fans, et de comprendre l'histoire pour les novices. Attention rien ne vaut tout de même l'oeuvre originale !
Conclusion :
La série des Dragon Ball Z continue de se bonifier avec Tenkaichi 2. Plus de personnages, plus de contenu, plus de "plein de trucs". Mais, on ne trouve pas THE nouveauté par rapport au volume précédent. Même si bien souvent on qualifie la licence DBZ de pompe à fric, on ne peut pas dire que les acheteurs dépensent à tort, puisque le jeu et sa durée de vie sont très convaincants. Néanmoins, la répétition des combats, comme dans l'anime, de même que sa prise en main, le destinent à des amateurs de Toriyama, Goku et les autres !
Les plus : de plus en plus proche de l'anime, le nombre de personnages et de bonus
Les moins : la maniabilité et la gestion de la difficulté, trop de jeu dragon ball z à la suite

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