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Sam Fisher, le plus illustre membre de la NSA serait un agent double. Quoi ? Diantre ! Pincez-moi je rêve ! Vous qui idolâtriez cet homme hors du commun, vous risquez d'être bien déçus de ce revirement de situation. Mais non, allez, il doit bien y a voir un truc là dessous ? Ce doit être une couverture ? Sam ne peut pas avoir franchi la limite sans raison !

Quelle drogue plus efficace que l'adrénaline des missions hautement dangereuses, pour oublier la mort de sa fille ! Un peu comme un mec qui veut se suicider accroche une corde et monte sur un tabouret, Sam Fisher, lui, accepte d'infiltrer la JBA, un groupe terroriste. Pour étoffer sa couverture, Sam est démis de ses fonctions et placé en prison. Sur place, il doit gagner la confiance d'un membre du groupe. Mais attention, l'agent de la NSA pourrait bien basculer de l'autre côté.

Ubisoft a mis un talent particulier à peaufiner le scénario de ce jeu. Mieux encore, ce dernier sert complètement le gameplay, ce qui est assez rare et plutôt intéressant. Comprenons-nous, Sam agit pour le compte de la NSA au sein de la JBA. Par conséquent, aucune des deux ne doit perdre confiance en lui. Ainsi, dans les missions, votre but sera de garder l'équilibre. Ces deux degrés sont symbolisés par deux jauges, qui, en aucun cas, ne doivent atteindre zéro. Buter un innocent sera parfaitement égal à la JBA, mais irritera quelque peu votre supérieur hiérarchique.
Concrètement, vous démarrerez la plupart du temps une mission avec un objectif principal avec un délai d'accomplissement. À vous ensuite de réaliser comme bon vous semble des tâches annexes, comme espionner une conversation de la JBA, ou détourner des informations. Pour ce faire, vous aurez comme d'habitude à votre disposition des gadgets high-tech. À vous de maîtriser les risques pour ne pas vous faire chopper. Par exemple, pirater une caméra vous permettra de filer faire le boulot de la NSA, en plein milieu d'une mission terroriste. Eh oui, c'est dur la vie de taupe.
Splinter Cell casse un peu avec ce que vous connaissez de la série. Tout d'abord, l'IA est devenu très balèze en matière de détection. Parfois même, c'est un petit trop par rapport au contexte. Alors que vous êtes quasiment en guérilla urbaine avec des explosions dans les coins, les gars sont alertés à 100m par un petit bruit de gravier, qui s'enfonce sous vos pas. Ceux qui avaient l'habitude d'être prudents vont carrément devenir paranos.
De fait, il faut vraiment faire plus attention aux caches et aux chemins que fournissent les environnements. Ces derniers sont vastes et il y a souvent plusieurs chemins qui mènent à Rome ! L'utilisation des zones d'ombre et du noir est largement minimisée, de même que celle des filtres des jumelles, qui s'utilisent plus ponctuellement.
Mais, à côté de cela, le jeu alterne avec des phases plus musclées. Parfois, on cherche à passer calmement alors que la solution est de muler. Les développeurs ont rajouté des passages qui relèvent quasiment du jeu d'arcade. Si elle donne plus de peps à l'action, elles déstabilisent au niveau du jeu. Les puristes penseront qu'il y avait mieux à faire, tant on répugne à sortir son flingue dans Splinter Cell.
Même s'il n'est pas exempt de bugs (personnage bloqué dans le décor, éléments qui se s'auto-traversent), cette première mouture de Splinter Cell sur Xbox 360 est plutôt jolie. Sam est largement détaillé. En vue de derrière, on note tout un tas de cicatrices sur son crâne. À tout moment, il est possible de passer à la vue à la première personne. Cette dernière permet souvent de mieux observer les environs, et de noter des détails importants.
Pour toutes ces manipulations, la manette de la Xbox 360 a été très bien exploitée. On n’est quasiment jamais obligé de passer par des menus pour récupérer ce dont on a besoin dans l'inventaire. On appréciera entre autres la possibilité de changer le fusil d'épaule pour ne pas être pris en traître ou de se coller contre les murs pour se fondre dans le décor. On notera d'ailleurs que le système est mieux géré dans Splinter Cell Double Agent que dans GRAW ou R6 Vegas.
Conclusion :
Avec cette version Xbox 360, l'univers Splinter Cell se diversifie. Avec des séquences plus musclées, il faudra se montrer fine gâchette. L'infiltration ne sera pas mise de côté, même si l'IA est parfois un peu trop intuitive sur vos agissements. Le seul reproche que l'on pourra faire au jeu est sa difficulté, qui le rendra peu accessible à des débutants en la matière.
Les plus : le scénario, le graphisme
Les moins : les séquences d'arcade pas toujours bien dosées

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