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À force de jouer à des titres comme Faces of War, Medal of Honor ou encore Call of Duty, vous devez très certainement en connaître un rayon sur la guerre de 39-45. Alors, vous dire qu'un nouveau RTS est prévu pour peaufiner vos connaissances sur le sujet aura autant d'effet sur vous qu'une balle de 9mm sur la rétine de Superman. Pourtant, il serait naïf de prendre War Front à la légère ; imaginez ce qui aurait pu se passer, si l'Allemagne Nazie avait été gouvernée par une autre puissance....

Tous les historiens vous le diront, Hilter était à la fois trop prudent et trop fou pour périr dans une tentative d'assassinat. Mais, si, au début de la guerre, un grain de sable était venu bloquer les rouages de la Wechmacht ? Si le führer avait succombé à un meurtre ? War Front vous emmène en pleine science-fiction, dans cette réalité alternative, où le pouvoir nazi aurait été renversé par une puissance en place. Vous pensez que le conflit aurait été moins épineux et les pertes moins dramatiques ? Vous avez tort.

Ce scénario fait froid dans le dos. La puissance en place prête à renverser ce régime n'est autre que la menaçante Russie. La guerre ne se gagnera pas uniquement par des mouvements de troupes. Au coeur des batailles, il va falloir faire intervenir des professionnels, spécialisés dans un domaine. Qu'ils soient experts en armes ou maître dans l'art de l'espionnage, ces personnages auront des tâches uniques.
Concrètement, le système se rapproche de celui des RTS heroic fantasy. Des héros agissent au milieu de vos troupes, avec des capacités particulières. En cas de décès, ils pourront être ressuscités à la caserne du coin, en échange de quelques ressources. Suivant le camp que vous incarnerez (une campagne solo pour les Alliés, et une pour les forces de l'Axe), vous pourrez commander, escorter ou assassiner différents personnages. Roland Hellman, Oberstleutnant nazi augmentera sa cadence de tir de 10% pour chaque niveau, et dopera la puissance de feu des Panzerfaust. Vincent Sagnier, résistant français et expert en sabotage, pourra faire exploser directement un bâtiment ou réduira de moitié les effets causés par une déflagration. Enfin, on parlera rapidement de Nadia Amanova, agent double russe, qui peut rester invisible aux autres unités tant qu'elle ne prend pas part à un combat.
Rassurez-vous, le gros des batailles se livrera à la force de l'obus et de la mitraillette. De nombreuses unités blindées, présentes en 39-45 sont modélisées dans le jeu. Chaque camp possède une classe d'armées privilégiée. Les Russes ont l'infanterie la plus efficace avec les soldats de l'armée rouge, les médecins, les ingénieurs de combat, les lanceurs de cocktail molotov ou encore les vendeurs de Vodka qui remontent le moral des troupes. Pour les appuyer, les généraux de l'est auront accès à des divisions de blindés ZUS-37 ou IS-3 STALIN.
Les forces de l'Axe brillent par la puissance de feu et la résistance de leurs tanks. Comment passer à côté des Hummel, Maus, Tiger, Panther et autres Elephant, fleuron des DB d'invasion ? En combinaison avec l'infanterie légère de la Wechmacht, ses lance-flammes et ses bazookas, les Allemands possèdent sans doute l'une des plus grosses forces de frappe. Enfin, il reste à passer en revue les forces alliées, spécialisées dans les frappes aériennes. Les P-51 Mustang et les P-38 Ligjtning pilonneront les positions adverses. Pour finir le travail, des paras pourront même être lâchés au-dessus des ruines bombardées.
Mais ce n'est pas tout, car, comme vous avez pu le lire plus haut, la guerre a pris un autre tournant. Les modifications des différents blocs armés ont amené de nouvelles inventions mortelles sur le terrain. Les Allemands ont développé des exosquelettes surpuissants et des chars soniques. Pour y répondre, les alliés ont mis au point un générateur de bouclier de force, qui protège les unités à proximité ainsi que des hélicoptères à atterrissage et décollage vertical, équipé de deux gentils rotative gun.
Pour construire toutes ses unités d'élite, il vous faudra développer votre base. Une caserne donne des soldats, une usine des véhicules lourds, etc. Ce sont des véhicules de constructions qui mettront sur pied vos structures. Après avoir créé un centre de collecte de ressource et des centrales électriques (pour donner assez d'énergie au camp), vous pourrez protéger votre base en plaçant des tourelles canons, lance-flammes ou encore DCA. Suivant un système hiérarchique, vous débloquerez peu à peu de nouvelles structures. Par exemple, la construction chez les alliés d'une station radar vous donnera accès à un aéroport.
Finalement, plus on développe ses positions, plus on a l'impression de jouer à Command & Conquer Alerte Rouge. Certes la comparaison est faite avec un jeu pas tout jeune, et le graphisme de War Front est nettement au dessus (on en reparle plus tard). Mais d'un point de vue purement stratégique, les deux titres se ressemblent énormément. Pour prendre une base adverse, on commence par bousiller les centrales, rendant une partie des installations inefficaces. On balance une première escouade suicide détruire la DCA. En combinaison d'un pilonnage en bonne et due forme, on lance le gros des troupes dans lequel on prend soin d'inclure des ingénieurs pour s'approprier quelques bâtiments au passage.
Là où la stratégie prend un tout un autre tournant, c'est avec la possibilité de passer en vue à la première personne avec n'importe quelle unité. En sélectionnant n'importe laquelle de vos troupes (y compris les véhicules et les tourelles), vous entrez à l'intérieur, vous en prenez les commandes à la première personne. Ainsi, vous pouvez mener des actions précises, en ne vous concentrant que sur elle. Cela est relativement utile, lorsque, ayant créé une diversion avec quelques blindés, vous tentez de prendre possession d'un bâtiment ennemi.
Cependant, attention ! Cette opération a la fâcheuse tendance à bouffer énormément de ressources système, surtout si vous traversez des zones de combat de masse. Le frame rate s'écroule. Tant qu'à parler du graphisme, sachez que ce dernier est plutôt réussi, même s'il n'atteint pas des sommets. On appréciera notamment le moteur physique. Les arbres s'écroulent sous le poids des blindés. Cependant, le niveau de luminosité gamma est assez faible. De nuit, on n’y voit quasiment rien. Seuls les phares des véhicules éclairent à quelques millimètres devant eux. On perd son infanterie, incapable de la retrouver sur un écran trop sombre.
Conclusion :
Même si War Front donne un air de déjà vu, sa pratique est simple, agréable. La vue à la première personne apparaît plus comme un gadget dans un titre où les attaques de masse nécessitent une vue globale du champ de bataille. Le scénario, original, associé à la gestion de héros, permet une immersion plus grande dans l'intrigue.
Les plus : NA
Les moins : NA

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