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Genji 1 sorti sur PS2 et Genji 2 Days of the Blade relatent, de manière romancée, l'histoire d'un personnage réel. En deux volets, Sony nous résume la vie de Minamoto no Yoshitsune, un général japonais, qui, au douzième siècle (période Heian et Kamakura), s'est illustré par un destin hors du commun. Passé à la postérité, Yoshitsune est entré dans le folklore nippon, ses exploits ayant été narré par des auteurs de théâtre ou des poètes. Genji 2 s'affiche comme l'un des premiers jeux PS3. Passera-t'il à la postérité, tout comme le héros dont il vente les aventures ? Rien n'est moins sûr...

Effectuons un retour dans le Japon médiéval du douzième siècle. Day of the Blade reprend là où l'épisode PS2 s'était arrêté. Trois ans se sont écoulés depuis que Minamoto no Yoshitsune et son compagnon Benkei Musashibo ont écrasé le clan Heishi. Plus au Sud, le demi frère de Yoshitsune, Yoritomo chasse les derniers rebelles du clan Heishi. Malgré leur faible nombre, il semblerait pourtant que les derniers dissidents soient épaulés par des créatures maléfiques...

La première question à laquelle nous allons répondre concerne les possibilités de Genji 2 par rapport à son prédécesseur. Tout d'abord, le guerrier Yoshitsune et son moine de compagnon Benkei vont voir deux nouveaux héros débarquer en renfort. Ils seront appuyés dans les combats par la belle Shizuka et le mystérieux Buson . Le système de switch entre les personnages a été conservé. Tant mieux. A tout moment de la partie, vous pouvez intervertir les combattants, afin de profiter de leurs capacités propres.
Pour ce faire, il suffit d'appuyer sur l'un des boutons de la croix directionnelle. Ainsi, vous pourrez utiliser le lasso de Shizuka pour traverser un précipice, l'adresse de Yoshitsune pour courir sur les murs, ou encore la puissance de Benkei pour déplacer des objets lourds. Chaque personnage possède également un style de combat propre. Puissant et résistant, le moine ne peut rivaliser avec l'adresse et la rapidité de Shizuka, hélas très faible. Suivant les moments du jeu, il faudra choisir le bon héros pour progresser.
Conservé aussi, le système des Kamui. Ces pouvoirs spéciaux permettent de vous transporter dans une autre dimension (un peu comme les méchants dans X-Or....), endroit où votre agilité au combat est décuplée. Tous les ennemis autour de vous sont transportés. Il ne reste qu'à suivre une séquence de touches pour les dézinguer sans qu'ils puissent réagir. Tant que vous ne commettez pas d'erreur où qu'ils ne sont pas tous morts, vous frappez ! Un autre moyen pour taper plus fort est de faire progresser l'une de ses armes (4 par personnages), au moyen d'orbes que vous collecterez sur les cadavres de vos victimes.
Côté graphisme, les premiers coups d'oeil montrent une animation et un character design des personnages excellents. Les mouvements de combat sont extrêmement bien retranscrits. Ils sont vraiment fluides et franchement convainquants. A cela, s'ajoute une ambiance très mystique, qui retranscrit avec justesse un univers japonais médiéval onirique. Des effets de paillettes et de lumière viennent remplacer des giclées de sang, qui n'auraient pas été vraiment esthétiques pour ce type de jeu de combat. Et pis, il y a les petits détails qui tuent, comme les petites ailes de papillon fixées sur l'armure de Yoshitsune.
Cependant, de gros bugs, pas du tout agréables viennent casser cette harmonie. Les armes trop longues traversent souvent les éléments de décors. Quelques saccades apparaissent parfois. Genji 2, qui se vante d'utiliser le moteur physique Havok le sous exploite, le cantonnant à gérer quelques caisses sans grand intérêt. Plus généralement, on s'attendait à quelque chose de plus spectaculaire, notamment au niveau des décors et des environnements destructibles. Day of the Blade ne fait pas mieux qu'optimiser d'un poil, un graphisme présent sur curent gen.
Heureusement, parfois, subitement, on se retrouve dans une zone excessivement jolie par rapport au reste. Dans cette dernière, les murs invisibles et les bugs de collision n'existent plus. Avec un peu de recul, on a franchement l'impression que les développeurs n'ont pas eu le temps de travailler à fond l'ensemble du jeu. SCE voulait prendre énormément d'avance par rapport à Onimusha, et hélas, le produit final a la couleur du diamant sans en avoir la pureté.
Restez accrochés, les problèmes ne s'arrêtent pas là, ils ne font même que commencer. Pour détailler au maximum les personnages et rendre l'action très intense, Genji 2 a resserré la caméra sur le héros, comme dans un jeu de baston à la Tekken ou à la DOA. Du coup, on ne voit rien. Ceci est en partie due à une caméra fixe et surtout complètement barjo. Les concepteurs ont été collés l'objectif dans un coin paumé (encore plus que Marly Gomont) de l'écran, de sorte à rendre la scène de combat d'une visibilité déplorable.
Parfois même, en vous délaçant de quelques millimètres vous provoquez une rotation du champ de vision, inversant en moins de deux les commandes sur le pad. Votre personnage étant au premier plan, les ennemis qui vous attaquent de face sont invisibles. On se retrouve donc très souvent massacré sans même voir d'où viennent les coups (un peu comme si un Predator vous avait pris pour cible). Dans le même registre, le level design vous fait tourner en rond dans des niveaux où il est difficile de s'orienter, tant les murs invisibles, les portes qui ne ressemblent pas à des portes et les objets de 5cm de haut que l'ont ne peut pas sauter gènent la progression.
Pour la route, voici une autre abération. Le bouton pour ouvrir une porte est le même que pour frapper. Imaginez vous donc en train de combattre juste devant une voie d'accès. Oui, vous avez compris, vous warpez sans le vouloir dans une autre zone !
Fort heuereusement, il existe un remède à ces maux. En haut à droite, un radar vous indique votre position et celle des ennemis. Pour être sûr de pas être pris en traître, ou pour éviter de rater un passage, il faut le mater en continu. Moralité, vous laissez complètement de côté le côté chorégraphie des combats, faisant place à un carré qui tape des triangles entre deux lignes. Trop fort le passage à la Next Gen !
Conclusion :
Sous les paillettes et les effets de lumières ahurissants, Genji 2 Day of the Blade cache un jeu dont la maniabilité est loin d'être au top. Certainement bâclé pour être là le jour J, et surtout bien avant Onimusha, Game Republic fournit un jeu de baston pas tellement ludique, mais surtout très inégal sur sa qualité graphique.
Les plus : La nervosité des combats, le switch rapide entre les persos
Les moins : La prise de vue, le level design, l'irrégularité du graphisme

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