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Fox McCloud avait fait ses débuts dans un Starwing qui avait révolutionné le shooter spatial sur nos consoles. À l'époque, on ne connaissait que des Galaga, R-Type et autres Gradius et Xevious en 2D. Avec ce Starwing Super NES, Nintendo nous avait faits plongés dans le monde de la 3D, avec un jeu de tir dans l'espace. Lors de sortie, nous découvrions de magnifiques vaisseaux étaient de polygones simples ; c'est fou comme on s'émerveillait d'un rien en ce temps ! Bien du chemin a été parcouru depuis. Mais c'est cet esprit d'innovation que nous espérons retrouver notre renard de héros dans Starfox Command.

Depuis la libération du système planétaire de Lylat, l'équipe StafFox et a été dissoute. Chaque membre de la team est parti vivre sa vie de son côté de manière plus ou moins heureuse. Même l'histoire d'amour entre Fox McCloud et Crystal semble franchement battre de l'aile. Pourtant, lorsque l'ennemi ressurgit des profondeurs des océans toxiques de la planète Venom, il faut bien oublier les anciennes histoires et foncer au-devant de l'ennemi. C'est donc avec pour seuls compagnons son robot pilote et son Arwing que Fow McCloud va tenter de contrer l'ennemi. Espérons que les vieux potes ne le laisseront pas tomber.

Bien sûr, les fans attendent depuis longtemps un successeur à Starwing et surtout à Lylat Wars (StarFox). On espère donc bien sûr retrouver toute l'adrénaline des combats spatiaux en Arwing. Le contrat est rempli. En effet, une bonne partie de l'aventure vous propulsera aux commandes de votre vaisseau pour détruire les ennemis. Chaque phase de combat vous emmènera à détruire un certain nombre de cibles spécifiques. Mais ce ne sera pas forcément tâche facile. Hormis contre certains boss, les chasseurs comptants pour la réussite sont protégés par d'autres appareils et par des installations de défense au sol.
L'écran du bas est réservé au radar qui vous indique à la fois votre position et celles de vos ennemis. On déplorera que les cibles spécifiques à abattre n'apparaissent en surbrillance, qu'une fois le dogfight engagé avec elles. Les repérer dès le début de la mission aurait permis de gagner un temps précieux (nous reviendrons sur ce fameux temps un peu plus tard). C'est également sur l'écran tactile que l'on contrôle l'arwing. En faisant glisser le stylet, on modifier l'assiette et l'altitude du vaisseau. En effectuant des ronds rapides, l'Arwing effectue un petit tourbillon qui le rend difficile à toucher, et le défait des pièges ennemis. Enfin, deux icônes tactiles permettent de réaliser rapidement des loopings et des 180° pour surprendre les adversaires.
Comme vous l'avez compris, l'écran du haut affiche l'action à proprement dit. Et les boutons à quoi ils servent alors, vous demandez-vous peut-être ? Et bien simplement à tirer mon bon monsieur ! La maniabilité est donc ultra évidente et on prend rapidement un plaisir fou à piloter son vaisseau. On reprochera peut-être simplement une réactivité un peu lente pour des manoeuvres d'urgence, ou les changements rapides de direction. Perfectionnisme quand tu nous tiens !
Mais, comme j'en parlais dans l'intro, StarFox Command vient à nouveau nous proposer une certaine innovation dans le gameplay. Les combats seront amenés via un petit jeu de stratégie au tour par tour. Concrètement, chaque niveau correspond à une petite carte tactique des environs. Vous possédez un nombre de tours et un temps de vol maximum. Durant les quelques tours que vous aurez, il faudra déployer votre flotte (oui, car si vous êtes seuls au début, d'autres viendront vous rejoindre ; mais je préfère taire leur nom pour éviter les spoils). Pour ce faire, vous tracerez une trajectoire avec votre stylet, d'une longueur égale à la distance qui peut être parcourue dans le tour.
Un brouillard de guerre est disposé sur la carte pour masquer les zones sensibles. Il disparaît au passage d'un vaisseau allié. Fort heureusement, votre vaisseau mère dispose d'un antibrouillard, qui vous autorise à dévoiler une partie des zones cachées, en passant le stylet dessus. Le but lors de votre tour de jeu est donc prioritairement de détruire les escadrons ennemis (et leur base). Dans un deuxième temps, vous pourrez partir à la chasse aux power up, qui s'obtiennent sous la forme de temps de vol supplémentaire et de missiles. Ces derniers permettent au vaisseau mère de dégommer un escadron entier d'un seul coup. Attention cependant, si un escadron parvient à votre vaisseau mère ou si vous n'avez pas détruit l'intégralité des cibles au terme de vos tours, alors vous perdez la partie.
Si vous avez réussi dans une phase de jeu à accrocher des ennemis, vous passez en mode combat. Dans le cas où plusieurs pilotes accrochent le même ennemi, alors, vous aurez le choix entre les deux fighters. Chaque Arwing possède des capacités différentes suivant le personnage aux commandes. Il faudra donc apprendre à connaître vos héros pour les aligner face au bon type d'ennemi. Une fois le combat engagé, le temps de vol commence à se décompter. Vous aurez un crédit temps pour l'ensemble de votre flotte et pour l'ensemble du niveau. Si ce temps tombe à zéro ou que vous perdez un Arwing, vous dites au revoir à une vie.
Dans la théorie, ce mini STR est très alléchant, mais qu'en est-il dans la pratique ? Que ceux qui ont les jeux de stratégie en horreur se rassurent. Il ne s'agit que d'un ersatz, destiné à pimenter et à alterner le gameplay. Entre chaque combat, vous vous prendre pour un chef d'escadron qui donne les ordres à subalternes. Cepdendant, au bout d'un moment, on a plus l'impression d'avoir affaire à de la chance qu'à de la tactique. En effet, le brouillard de guerre empêchant de voir l'intégralité du champ de bataille, et le nombre de tours de jeu étant très restreint, on part au petit bonheur la chance. Il faut souvent recommencer plusieurs fois le même level, pour arriver à détruire toutes les cibles dans le temps imparti, sans se faire dézinguer notre vaisseau mère. Au passage, le vaisseau mère paraît dérisoirement faible, le moindre escadron le dégommant sans effort.
Il en résulte une progression en dent de scie qui en dégouttera plus d'un. Vous passez près de deux heures sur un niveau pour en connaître les subtilités et une fois fait, vous le pliez en deux minutes de temps de vol. Cette disproportion, on la retrouve dans les phases de combat. Si, dans les premiers niveaux, on met un temps fou à bousiller deux pauvres engins qui jouent au chat et la souris, on en expédie des plus évolués en moins de deux.
Heureusement, les neuf fins disponibles et les nombreux rebondissements du scénario sauvent la mise à une durée de vie qui s'annonçait plutôt mauvaise. De nombreux clins d'oeil aux jeux précédents, comme la photo du début qui présente la StarFox comme sur la jaquette de Starwing ou encore la présence de la StarWolf ne manquera pas de rappeler des souvenirs aux fans. En fait, pour le hardcore finisseur de jeu, c'est un vrai plaisir de recommencer plusieurs fois l'aventure. D'une part parce que cela va assez vite (on se rappelle des subtilités des niveaux) et parce qu’on découvre un peu plus les tenants et les aboutissants d'une histoire aux multiples conséquences (comme les affaires de Crystal et de la StarWolf, franchement surprenantes).
Conclusion :
Avec un côté technique de bon niveau pour une DS et une prise en main rapide, StarFox Command plaira aux nostalgiques de la série comme aux nouveaux venus. Malheureusement, une difficulté extrêmement mal dosée empêche de prendre un réel plaisir de jeu. Recommencer cinq ou six fois le deuxième niveau avant de le passer, c'est un peu beaucoup pour une entame de jeu. Heureusement, pour celui qui a le courage de persévérer, le scénario s'annonce riche et les surprises importantes.
Les plus : La maniabilité de l'Arwing, l'alternance shooter STR, la nostalgie
Les moins : La diffculté mal dosée, l'afficahge parfois chargé

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