Jaquette Test du jeu Heavenly Sword sur Playstation 3
Heavenly Sword - Preview
rédigé le 08 Aout 2007, par Mik'O
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Plateforme : Playstation 3
Editeur : SCE
Catégorie : action
Date de sortie: Septembre 2007

Cela fait maintenant un petit bout de temps que l'on entend parler d'Heavenly Sword sur la PS3. Et il faut dire, que depuis le temps, on se demande bien si la belle et sexy héroïne rousse va avoir son mot à dire, dans un domaine très masculin. Le beath them all, c'est surtout réservé à des héros aux gros biscoteaux, qui aiment défourailler dans le tas dès qu'ils en ont l'occasion. Alors, une jeune femme sexy, là-dedans, ça fait un peu bizarre ! Et pourtant, cette beauté cache un coup d'épée sanglant !

histoire

Nariko a été élevé comme un garçon par son père. Fille unique, elle a été obligée d'apprendre les armes et le combat comme l'aurait fait un fils. Tout en gardant son côté féminin, elle est devenue une redoutable guerrière, la meilleure de son clan. Hélas, celui-ci va se faire attaquer et emprisonner par toute une ribambelle de méchants, tous plus balèze les uns que les autres. Mais qu'importe, Nariko compte bien retrouver son papounet, et leur montrer que la vengeance est un plat qui se mange chaud, accompagné de litres de sang !

avis
Test et Screenshot pour le jeu vidéo heavenly sword sur PS3
Une vraie Godess of War

Beat them all oblige, Heavenly Sword vous plonge dans un jeu où vous passerait le plus clair de votre temps à taper. Éviter le rapprochement avec God of War est impossible. Si le gros du combat se fait par l'intermédiaire de combo déclenché par deux touches (triangle et carré), quelques subtilités ont été ajoutées pour convenir au style de la belle Nariko. Par exemple, vous pouvez lancer un ennemi en l'air an cumulant l'appui sur une touche avec un mouvement de la Sixaxis (qui utilise alors ses capacités Gyro). Lors que vous mettrez un ennemi à terre, il vous suffira de vous placer à côté et d'appuyer sur rond. Il sera alors achevé dans un mouvement à la fois fatal et esthétique.

D'ailleurs, l'ensemble des coups de Nariko est extrêmement chorégraphie. Chaque mouvement a été détaillé dans les moindres détails pour donner une impression de souplesse et de grâce au milieu du pugilat ambiant. Des effets de lumière et des giclées de sang du plus bel effet viennent s'immiscer dans les combats pour un rendu esthétique plutôt impressionnant. Cette association de charme et de violence nous ramène dans certains des plus grands films hollywoodiens. On imagine une Brigitte Nielsen colorée en rousse dans Kalidor.

Test et Screenshot pour le jeu vidéo heavenly sword sur PS3
Nariko la rousse, Nariko belle et farouche

Nariko aurait d'ailleurs très bien pu percer à Hollywood si elle n'avait pas été virtuelle. Son design est des plus soignés. Les différents artworks et concepts que l'on a pu voir de la belle montrent un énorme travail des graphistes sur ses expressions de visage. À la fois belle et sauvage, elle incarne l'amazone venue défier les mecs dans leur univers. Si au départ, elle doit se contenter de deux armes pour les écraser (des épées jumelles montées sur chaîne et un cimeterre imposant), il sera possible de récupérer des outils plus efficaces, comme un bazooka !

Le gameplay global fait énormément penser à God of War. Les bastons se suivent et s'enchaînent à grands coups de QTE (séquences de réflexe avec des touches qui apparaissent à l'écran). Hélas, on se rend assez vite compte que les développeurs ont misé sur la quantité d'ennemis et pas sur leur qualité. Les méchants de service s'amassent rapidement autour de vous. On a l'impression que vous êtes un morceau de bifteck grillé, lâché aux survivants de Koh Lanta ! Désordonnés, un poil maladroits et pas très intelligents, vos adversaires seront rapidement balayés par des combos bien placés. Reste à espérer que cette tendance s'inverse au cours du jeu.

Test et Screenshot pour le jeu vidéo heavenly sword sur PS3
Une mise en scène hollywoodienne

Mais ce qui fait la marque de fabrique de Heavenly Sword, c'est sa gestion des caméras très cinématographique. Le QTE prend des angles de caméra différents, comme si la séquence avait été tournée en plusieurs plans. Les cinématiques font appel à un jeu de plusieurs séquences fenêtrées, affichées simultanément sur l'écran. Voilà un principe que l'on retrouve dans des réalisations comme 24 heures.

Reste que l'effet de surprise (plutôt bon) passé, on se rend compte que tout n'est pas si rose. Certaines phases donnent une impression de saccader. Sans que l'on sente que la console n'en peut plus, on voit le défilement d'images accrocher un peu à l'oeil. Peut-être est-ce aussi dû à des plans très larges de la scène d'action. Si la vision des décors de cette Asie féodale et fantasmatique laisse rêveur, elle transforme rend l'action difficile à suivre. Sur certains tableaux, Nariko devient tout rikiki, difficile à suivre au milieu de la masse d'ennemis. Je plains très sincèrement ceux qui jouent sur des écrans de faible taille.

Conclusion :


Il est très difficile de ne pas trouver un goût de God of War à Heavenly Sword. La mise en scène cinématographique, liée à la beauté de l'héroïne et à la qualité des décors donne un côté hollywoodien au jeu. On espère donc que les plans un peu tirés par les cheveux (roux) qui nuisent à la visibilité ne seront pas trop souvent présents. On espère également que le côté plutôt bourrin et basique fera place à une intelligence de jeu un plus poussée. Matraquer des touches c'est plutôt fun, mais pas pendant des heures.