Jaquette Test du jeu BioShock sur XBox 360
BioShock - Preview
rédigé le 22 Aout 2007, par Mik'O
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Plateforme : XBox 360
Editeur : 2k Games
Catégorie : action
Date de sortie: Août 2007

Depuis un petit moment maintenant, Bioshock s'affiche comme l'un des jeux les plus attendus de la rentrée. Et il faut dire que ce n'est pas une mince affaire pour lui, sachant qu'il va devoir se confronter à de sérieux concurrents que sont Halo 3 ou Crysis. Pourtant, quand on découvre le jeu, on se rend compte qu'il a ce petit quelque chose qui fait que l'on aime ou que l'on n'aime pas. Bioshock vous convaincra-t-il avec son esthétisme si particulier ou son gameplay travaillé ? À vous d'en juger.

histoire

Vous êtes tranquillement dans votre avion en train de fumer votre clope. Non, vous ne rêvez pas, dans Bioshock, on a le droit de crapoter dans l'avion sans risquer de faire mettre au trou. Toujours est-il que subitement, votre situation de rêve se transforme en véritable cauchemar lorsque l'appareil pique vers l'océan. Miraculeusement rescapé de cet accident, vous trouvez une bathysphère et vous parvenez jusqu'à Rapture, un complexe subaquatique. Hélas pour vous, cette cité, qui semblait incarner votre salut, risque bien de se transformer en tombeau art déco.

avis
Test et Bioshock - Xbox360 - screenshot du jeu vidéo
360 mille lieux sous les mers

La première chose qui marque quand on démarre dans Bioshock, ce sont les décors très travaillés. Ratpure a une véritable identité. Peut-être est-ce parce que dans la trame du jeu, elle a été créée par des scientifiques, des artistes et des industriels. La vie semble s'être arrêtée vers la fin des années 50. Rapture apparaît sombre, glauque, mais tellement unique. Ces néons qui éclairent des ruelles et des salles tamisées, ces jardins artificiels qui contrastent avec l'univers industriel et mécanique ; il n'y a pas à dire, c'est du très bon travail de la part des graphistes. On sent comme une influence tout droit venue d'un Jules Vernes pour les décors et du Rocky Horror Picture Show pour la galerie de personnages.

Et autant dire que l'accueil que vous réservent les habitants de Rapture n'est pas franchement des plus agréable. Chaque détour de rue ou de couloir représente une menace. Vous n'êtes jamais à l'abri de voir débarquer un monstre ou un scaphandrier avide de destruction. Comme vous l'aurez compris, les habitants de cette cité sous-marine ont légèrement muté, même si à la base ils étaient des humains. Une overdose de plasmides, un organisme qui modifie la structure génétique du corps les a plongés dans une dépendance à l'ADAM, une substance locale. Leur état de manque les pousse à utiliser la moindre arme de fortune qui traîne pour vous dégommer la tête avec une frénésie incomparable.

Test et Bioshock - Xbox360 - screenshot du jeu vidéo
Sous l'eau, personne ne vous entend crier

Heureusement, dans cette cité de junkies, certains seront vos alliés, comme Atlas, qui acceptera d'être votre guide. Ce service ne sera pas gratuit, puisqu'il vous faudra tout de même vous charger de sauver sa famille, et pourquoi pas l'ensemble des habitants de Rapture. De fait, vous apprendrez à manipuler les plasmides, et vous modifierez également votre corps. Même si vous restez maître de vous même, il vous faudra trouver un moyen de vous généré en ADAM, la méthode la plus rapide, consistant à le récupérer sur les corps inertes de vos victimes. Ces plasmides vous permettront d'obtenir des capacités particulières. Il vous sera ainsi possible de booster vos performances physiques (rapidité, force, résistance, ...), mais également de contrôler d'incroyable pouvoir. Balancer des décharges électriques avec vos mains ou cramer vos ennemis avec quelques boules de feu fera vite partie de vos classiques.

Et il ne faut pas croire que ces atouts ne sont là que pour épater la galerie. Bien au contraire. Usant un peu de son gameplay aux survival horror, Bioshock ne propose pas énormément de munitions au cours du scénario. Il faut donc apprendre à connaître ses adversaires pour ne pas gâcher les cartouches. Mieux, c'est en utilisant votre environnement et vos nouveaux dons que vous ferraient le plus de dégâts. Faire brûler un groupe d'ennemi pour que celui fonce dans l'eau, pour que vous puissiez les électrocuter va devenir un grand classique. Bioshock oblige à mettre ses muscles au placard, pour privilégier votre matière grise.

Grâce à une bonne gestion de l'intelligence artificielle des ennemis, on peut se permettre tout un tas de feintes jouissives. Ces dernières devront d'ailleurs aussi s'appliquer aux éléments de la ville. Bon nombre d'installation hostile (système de surveillance et armes robotisées) sont là pour vous donner du fil à retordre. Grâce à des balises de sécurité, vous pourraient marquer vos ennemis avec des insectes photo-électriques, qui vous permettront de duper les caméras et les tourelles. Côté arme, on appréciera particulièrement le lanceur chimique, permettant de lancer du napalm, de l'azote liquide ou du concentré ionique électrisant en fonction de la situation. Au final, Bioshock se révèle être bien plus qu'un FPS classique, c'est une expérience de jeu à part entière.

Conclusion :


Forcément, après cet avant-goût plutôt tentant, on a hâte de voir ce que réserve la version finale du jeu. Mais Bioshock n'usurpe pas sa réputation. Il semble prêt à affronter Halo 3 ou Crysis, même si la renommée des licences le place en position d'outsider. Cassant avec le style du FPS bourrin, Bioshock permet de maintenir un certain degré de violence, en évitant le piège du bourrin. Combiné à son esthétisme rétro si unique, il est difficile de ne pas vouloir faire un petit tour dans Rapture.