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Un nouveau monde va s’ouvrir à nous. Un monde qui pour une fois sort du commun. C’est rare. Il va donc falloir en profiter. Cet univers est futuriste, confiné à une ville mais dans laquelle on est libre de se déplacer. Pour résumer tout ça, imaginez vous dans un GTA version Blade Runner, avec un engin que vous conduirez dans une circulation digne du 5 ième Element. Si vous n’arrivez pas à vous le représenter, alors il faut absolument explorer Scrapland.

Quand on est un robot et qu’on s’appelle D-Tritus, on se dit qu’on n’a pas été gâté à la construction. Et pourtant…. L’histoire commence chez un parieur un peu dégénéré. A la réflexion, pour quelqu’un qui vient de l’espace extérieur, tout ce petit monde a l’air de l’être un petit peu. Entre un périph' chargé à mort et une boîte de nuit underground, il y a sûrement de quoi faire dans cette ville. Entre votre boss et ce robot bookmaker, il va falloir jongler entre les jobs.

De prime abord, ce jeu est déconcertant. L’univers dans lequel il nous plonge est certes futuriste, mais complètement zarbi et décalé. Franchement, on se sent perdu quelques minutes. On visite les alentours et on parvient à se familiariser avec ce nouveau monde. Techniquement, on ne sait ni quoi faire, ni ou aller pendant un moment. C'est pas grave, ne nous laissons pas décourager pour si peu. Une cart est disponible en bas avec une flèche pour nous indiquer où nous rendre. Il va falloir prendre son vaisseau de combat et accomplir quelques missions. Ces objectifs, il vous faudra les réaliser soit en engin de l'espace (courses, poursuites, attaques..), soit à pied dans les bâtiments. Finalement, ce n'était pas si compliqué que ça.
Les personnages rencontrés au cours des quètes sont eux aussi décalés. Quand un robot flic vous propose une choppe de mercure, on se demande si on doit acceper ou pas. Qui plus est, le monde est régi par une Grande Base de donnée. Oui - ça me rappelle quelque chose; non - Kennue Reeves ne viendra pas vous botter les fesses. Vos pouvoirs prinicipaux, outre les armes conventionnelles auront un étroit rapport avec cette base. Tous les êtres synthétiques y ont une trace particulière. Par conséquent, en venant bidouiller son contenu, vous pourrez soit sauvegarder une image de vous, soit endosser une personnalité différente. Chaque type de personnage a ses propres compétences (Banquiers, prètres,flics...). Les utiliser à bon essient sera la solution de pas mal de problèmes. Abordons maintenant votre mode de déplacement. Votre navette est avant tout un engin de combat. En remplissant certaines missions ou en vous rendant chez le garagiste, vous pourrez l'optimiser ou en voler d'autres. Des armes de gros calibres, des protections, des boosters se débloqueront au fil de vos périples. A vous de choisir l'équipement adéquat.
Graphiquement, le décors et les personnages sont plutôt réussis. Même si ils manquent un peu de fintion par moment, leur apparence cadre parfaitement avec le côté psychédélique du jeu. Les couleurs vives, voir criardes des intervenants contraste avec la noirceur extérieure de la ville.pour peu on se croirait dans un espace kitch des années 70. Préparez vous de bonnes lunettes de soleil pour les intérieurs. Les séquences ne rament pas. Néanmoins un temps de chargement non négligeable est nécessaire pour les changements de lieux. Cela ne poserait pas de problème si ils n'étaient pas aussi fréquents.
La prise en main, quand à elle, est très mitigée. Lorsque vous déplacez D-Tritus sur la terre ferme, il réagit rapidement et précisément. Par contre dès que vous entrez dans un vaisseau, c'est une autre paire de manches. Je m'explique. Evoluer dans une ville avec une circulation en 3D n'est déjà pas facile. Mais faire feu sur des cibles pas plus grosses que mon petit doigt, en mouvement permanent, ça relève d'un Rogue Leader; à la différence que dans ce dernier, vous avez de l'espace autour de vous et pas d'éléments citadins qui gènent votre visée. Le seul moyen qu'on a trouvé pour viser juste, c'est rester immobile, en priant pour ne pas être vu !
Heureusement, l'ensemble des options et des dialogues est totalement en Français. Les doubleurs ont bien fait leur boulot. Les dialogues sont nets et intelligibles. Les musiques sont malgré tout un peu répétitive à la longue. Il n y a pas de radio dans un space ship!
Conclusion :
Le jeu est une curiosité en lui même. Les amateurs de SF seront aux anges. Le moins que l'on puisse dire est que le titre sort du lot, même si ce n'est pas par ses prousesses techniques. D-Tritus est relativement attachant comme personnage et le fait de pouvoir changer son apparence en quelques clics permet de mulitplier l'intérêt. Scrapland est peut être le début d'une nouvelle façon de voir le futur?
Les plus : L'originalité de l'univers
Les moins : La maniabilité en combat, la bande son

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