
Acheter au meilleur prix sur
Mahnunt, premier du nom, avait créé une sorte de surprise dans la mesure où son univers gore et malsain avait un peu pris au dépourvu les différentes associations visant à un jeu vidéo moins violent. Mais ce coup-ci, avec Manhunt 2, Rockstar s'est vu dans l'obligation de revoir et d'édulcorer son jeu, pour avoir l'autorisation de Sony et de Nintendo, de pouvoir sortir son jeu sur les consoles. C'est donc avec un peu d'appréhension, que l'on a testé ce deuxième opus de l'une des séries les plus sanglantes du jeu vidéo.

Daniel Lamb et Leo Kasper ont participé à un projet qui a plutôt mal tourné. Seuls survivants du projet Pickman, ils ont été mis à la trappe dans un asile, histoire que l'affaire ne s'ébruite pas. 6 ans plus tard, alors que ses neurones et sa mémoire en ont pris un coup, Lamb se réveille dans sa cellule. La porte est ouverte. Pas le temps de se demander ce qui vient de se passer dans l'hôpital, il faut en profiter pour fuir....

Manhunt 2 aurait pu être un bon jeu. Mais apparemment, les différentes révisions exigées pour rendre le jeu politiquement correct ont eu raison de lui. Tout d'abord, graphiquement, on a l'impression de revenir quelques années en arrière. Pour la forme, j'ai repris le premier Manhunt, et il faut bien avouer que l'évolution graphique n'est pas aussi flagrante qu'on aurait pu le croire. Près de quatre ans séparent les deux titres, mais bon nombre de bugs n'ont pas été corrigés. Je pense notamment à la gestion des collisions entre les personnages et leur environnement, complètement laissée de côté.
Mais il y a plus génant. Les caméras sont souvent très mal placées dans les maps. Alors que l'action de Manhunt 2 se déroule très souvent dans des pièces relativement confinées, l'angle de vue se voit bloquer par les murs environnants et par votre propre personnage. C'est plutôt handicapant, dans la mesure où le gameplay est tout de même accès par une partie infiltration, exigeant une vue claire des lieux.
Le déroulement du jeu, quoique très strict est linéaire reste tout de même plaisant dans la mesure où il se compose d'un cocktail assez savoureux entre action et infiltration. L'approche frontale est globalement proscrite dans Manhunt 2. Si au 1 contre 1 vous parvenez à vous en sortir sans trop dégâts, dès que le rapport de force n'est plus en votre faveur, vous risquez fortement de manger les pissenlits par la racine. Il faut donc se tapir dans l'ombre, et éviter de se faire repérer. Une séquence de touche à appuyer de manière synchro vous permets de vous défaire la vigilance de vos poursuivants.
On pourrit donc se dire, qu'à la manière d'un Splinter Cell un peu gore, il faut préméditer chaque action, pour éviter d'avoir à tout se retaper depuis le début. Eh bien non. L'ambiance pesante du jeu, ce côté seul contre tous est entaché par un nombre trop grand de check points et de regains de santé. On se sent donc quasi invincible. On en arrive à se dire, que tant pis si on meurt, on aura qu'à recommencer. Cela nuit grandement à l'intérêt du jeu, difficile au demeurant, mais rendu trop simple par votre capacité à recommencer sans trop se prendre la tête. Ajoutez à cela une IA par forcément lumineuse et vous obtenez une durée de vie somme toute réduite.
Mais ce qui fait le charme de Manhunt 2, c'est son côté gore, sanglant.... Oui, enfin, compte tenu de la censure à laquelle il a eu droit, on reste un peu sur sa faim. Bien sûr, les mises à mort sont violentes, mais au final, on ne voit pas grand-chose. Les exécutions se font sous forme de flashs pas toujours bien fichus, mais surtout pas vraiment snuff. Imaginez un film comme Brain Dead sans la boîte crânienne scotchée, ou un Action Mutante sans la scène de torture au rasoir et au sel ! Manhunt 2 passe alors du statut de jeu vidéo gore à celui de série Z de mauvais goût, comme on en deuxième partie de soirée sur M6 ou la TNT. Dommage...
Conclusion :
Rockstar risque de perdre gros avec un Manhunt 2 qui avait centré l'essentiel de son gameplay sur la violence et les exécutions gores. Au final, la censure a raison de ce titre, ne lui conférant qu'un faible intérêt pour le joueur. Le graphisme et la réalisation sent le renfermé et la moisissure avec des bugs qui n'ont pas été corrigés depuis quatre ans. Si vous êtes vraiment fan de la licence, il faut arriver à mettre la main sur une version non censurée, ce qui, avouons-le, est quasiment mission impossible...
Les plus :
Les moins :
