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NiGhts, c'est l'un des jeux cultes de la Dreamcast ! À l'époque, on découvrait le bonheur de jouer avec un stick analogique à un jeu purement fantastique. Alors, quoi de plus logique de retrouver aujourd'hui la suite, avec la WiiMote, équivalent technologique moderne du pad de l'époque. Bon nombre de fans attendent donc le retour du personnage violacé sur leurs écrans pour de nouvelles aventures entre rêve et réalité. Sauf que dans cette version, l'aventure risque de rapidement virer au cauchemar.

Deux jeunes bambins, un garçon fan de foot, et une fille férue de musique vont vivre une expérience incroyable durant leur sommeil. Alors qu'ils sont en plein rêve, leur vision idyllique va rapidement se transformer en cauchemar. La faute à des créatures venues polluées NightTopia, le monde des rêves. Au travers de leur destin croisé et d'un personnage nommé Nights, les deux héros vont devoir mettre la main à la patte pour restaurer la paix dans cet univers aussi curieux que magnifique.

Dès la cinématique d'intro, on tombe en plein rêve. Celle ci est tout simplement magnifique. C'est même très certainement l'une des plus sympas que l'on puisse trouver sur la Wii. Le rendu est parfait, les animations au poil. Quelle n'est pas alors notre déception quand on passe sur le moteur in-game. Tout simplement affreuse, la représentation des personnages humains, lors des phases de jeu au sol, nous ramène presque à l'époque de la PS One. Rigides, avec des yeux de merle en frit, et de déplaçant comme des Playmobils alcoolos. Leur déplacement se fait selon les 8 axes seulement, donnant une précision plus que relative...Et ce ne sont pas tous les décors au niveau de la Terre sont dépouillés. Franchement vides, laids, ils ne collent pas du tout avec l'univers global.
Heureusement, c'est un peu mieux quand Nights prend son envol. Dès lors, les graphismes s'améliorent et remontent un peu le niveau. Oui, un peu, mais pas trop. La réalisation est complètement inégale et de sales bugs de collision viennent gâcher tout ça. Certains éléments du décor traversent allègrement Nights et la luciole violette se coince parfois contre une paroi, bloquée en plein salto. Dommage, car certains levers relèvent de la maestria, tant les effets lumineux et l'ambiance globale sont magiques !
En vol, Nights se contrôle soit en utilisant le Stick du Nunchuck, soit directement la WiiMote. Si la première est plutôt classique et sans surprise, la deuxième est plutôt intuitive est sympa. Il faut tout de même une bonne précision dans le poignet et une bonne dose de calme pour avancer sans heurt et réaliser les différentes figures. Très souvent surchargés, les éléments de décor se mélangent avec les obstacles, les power up, les ennemis, les pièges.... On ne sait plus où donner de la tête, tant on force sur les yeux pour deviner ce que l'on va percuter ! Les changements de caméra dans tous les sens, ainsi que les multiples rotations vous bousillent les yeux en moins de deux. C'est un vrai calvaire que de suivre Night !
Pire, le jeu est en fausse 3D. Ah ah, on s'est bien fait avoir ! En effet, si les mouvements du farfadet volant se font en 3D, le déplacement lui suit une ligne 2D. Ainsi, toutes les figures que vous réaliseraient ne vous permettront pas d'évoluer dans la profondeur. On a un peu l'impression de se retrouver sur des circuits dec ourse, contrainte d'aller à droite ou à gauche. Pour les boss, c'est un peu différent. En effet, il faut bien avouer que l'on reste souvent perplexe quelques minutes pour savoir comment s'y prendre.... Sans conseil, sans explication, sans personne pour nous secouer les puces, on reste indécis quant au châtiment qu'on doit leur donner. Il m'a bien fallu cinq bonnes minutes pour comprendre qu'il fallait faire monter ce fichu clown boulimique dans le premier niveau....
Dernière grosse déception : le scénario. Qu'est-ce qu'il peut être cucu. Dans un sens, on s'en doutait, puisque SEGA et ses développeurs avaient mis un point d'honneur à rester dans le ton du premier Nights sur Dreamcast. Mais cette suite relève franchement de la punition. Oh, oui grand maître hibou (votre guide) fouette moi avec tes répliques deux francs. Oh oui, vas-y, fait étouffe moi avec des cut scenes à deux balles à n'en plus finir ! Et encore, si on pouvait les passer, ces dialogues niais. Mais non, même quand vous recommencez un niveau, vous êtes obligés de vous refarcir toute l'histoire, sans moyen de zapper !
Conclusion :
Au final, Nights n'est pas mauvais, mais une accumulation de petites choses irrite ; un graphisme trop inégal, une histoire à dormir debout, une prise en main parfois difficile. Cette pseudosuite n'arrive pas à la cheville du jeu Dreamcast. Espérons que le remake sur PS2 sera de meilleure qualité, et évitera de nous donner des cauchemars !
Les plus : Nights avec la WiiMote, les cinématiques
Les moins : la prise en main, le scénario bidon, la fausse 3D
