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Déjà 20 ans que la licence Final Fantasy existe et déjà un treizième épisode au compteur. Quand on reprend sa NES et que l'on remet la cartouche Final Fantasy originale, et qu'en suite on se mate le trailer de FFXIII sur PS3, on se prend une grosse claque dans la figure. Eh, oui, le temps passe et l'ado prébubaire qui découvrait à l'époque un futur mythe du jeu vidéo, voit aujourd'hui la trentaine s'approcher méchamment. Alors, quand on fait revivre un titre de ce genre sur une console, c'est un peu comme si on rajeunissait de quelques années !

Il ya des siècles quatre cristaux (terre, eau, vent et feu) assuraient prospérité aux différentes civilisations. Peu à peu, à force de catastrophes ou d'utilisation trop importante de leur pouvoir, les cristaux se sont noircis, laissant le chaos s'installer dans le monde. Mais une prophétie raconte qu'un jour, quatre héros, quatre guerriers de la lumière se dresseront pour bannir les ténèbres. Chacun d'eux porte l'un des cristaux noircis. Commence alors une quête épique pour eux.

Sachez tout d'abord, que dans ce test, nous n'allons pas passer en revue tout ce qu'est Final Fantasy, mais plutôt ce que propose ce portage. Tout d'abord, une question évidente se pose. Qu'apporte ce nouveau revival sur PSP ? LA première chose, c'est évidemment un graphisme lifté. Hélas, on se rend vite compte que si les couleurs chatoyantes, ravivés par la qualité du 16:9 de la portable, font plaisir à voir, les développeurs ne se sont pas non plus trop foulées. N'espérez pas des cut scéennes retravaillées ou des effets graphiques à vous couper le souffle. On s'est contenté d'adapter avec un peu de lessive le bon vieux jeu et point barre. C'est doux, c'est neuf, non, lavé avec Mirlaine. Voilà bien une pub qui s'applique à ce Final Fantasy.
Qui plus est, alors que l'on aurait peut-être pu s'attendre à quelques bonus ou à quelques fioritures pour un anniversaire, ben, là, c'est plutôt light. Square Enix a décidé de se faire de la tune avec cet UMD, et du coup, il ne fallait surtout pas en rajouter trop. A priori, lors du brainstorming lors de la conception, quand la question, « Bon alors, on leur rajoute quoi à nos petits fans ? », a été posée, cela devait être un jour de RTT ou sur la digestion d'une choucroute avariée. Tout créatif qu'ils sont chez Square Enix, ils n'ont RIEN trouve à ajouter en bonus anniversaire. C'est un peu mesquin pour un titre qui avait à l'époque sauvé SquareSoft de la faillite. Pire, déjà que le jeu en lui-même a mal vieilli, des combinaisons de bouton d'outre-tombe sont apparues dans le jeu. Alors que l'on jouait à l'époque avec deux boutons sur la Nes, il faut aujourd'hui une combinaison de touche SELECT + ROND (essayez sur votre console, c'est très fun à effectuer toutes les cinq secondes) pour afficher la map. C'est n'importe quoi.
Enfin, laissez-moi terminer par un énooooorme coup de gueule pour la localisation. Pour une fois, on n'a pas attendu trois plombes entre la sortie nippone et la sortie euro. Et pour cause ! Final Fantasy ne possède pas de piste française. Il faudra se contenter d'anglais ou de japonais. Trop sympa les gars. Alors que reste-t'il. Ben, les musiques. C'est franchement le seul vrai bon point de cet UMD. La remasteurisation est de réelle qualité, et on aurait aimé que le travail sur le reste soit du même acabit.
Conclusion :
Si encore, on nous avait proposé les deux Final Fantasy sur un même UMD, on aurait pu comprendre le manque de bonus. Mais là, se taper un jeu à peine optimisé, en anglais ou en japonais seulement, et en plus sans bonus en rabe pour 35€, ça fait mal au popotin. Même si vous êtes fans, je vous déconseille ce portage, qui n'apporte rien de plus que ce qui s'est déjà vu sur PSOne ou DS. Qui plus est, faire débourser 70€ pour rejouer à deux titres qui ont plus de 20ans, et que l'on peut trouver groupés sur DS pour moins de 30€ en occaz avec une bien meilleure jouabilité, ç'est un peu prendre les gamers pour des distributeurs automatiques de billets !
Les plus : Son et gaphisme remasteurisés
Les moins : Pas de bonus, le minimum syndical, la localisation
