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Turok, ce n'est pas un indien dans la ville, mais plutôt un indien dans la jungle. Notre amérindien de service se retrouve donc une fois de plus largué en pleine Amazonie spatiale, avec pour compagnons de route des dinos carnivores et des mercenaires psychopathes. Tout un programme. Avec cette arrivée sur les consoles de nouvelle génération, on attend bien sûr beaucoup d'une licence qui garde pour point de référence son premier opus, jamais égalé. Au vu des images et des vidéos promo, le Turok nouveau semble être à la hauteur de ce défi.... ou pas....

Vous voici de nouveau dans la peau de Turok, avec sa belle crête sur la tête ! S'il est coiffé comme ça, Turok, ce n'est pas pour aller se la péter dans les soirées Teck. C'est juste pour se souvenir de ses origines amérindiennes. Après avoir déserté de son ancien groupe, Turok est affecté, on ne sait trop comment, à une équipe de space marines au vocabulaire et à l'humour un tantinet limité. Soit. Sa mission : aller sur une planète aux confins de la galaxie pour mettre un terme aux agissements de son ancien maître et supérieur. Seulement, voilà, un missile arrive et paf le vaisseau ! Turok et ses nouveaux petits potes se crashent sur la planète en question. Mais, le principal adversaire de Turok ne sera pas humain ; il sera dinosaure !

In extremis, vous parvenez à vous extraire de la carcasse du vaisseau avec votre supérieur de la mission. Vous voici dans une jungle dense, fournie, franchement convaincante. La musique d'ambiance et les sons environnants sont vraiment réussis, surtout si vous utilisez un système pro logic. Les cris des bestioles, les bruissements dans les fourrés vous tiennent en alerte. Pourtant, il semblerait que la version PS3 soit un peu à la ramasse par rapport à la version Xbox 360. Le jeu accuse parfois des ralentissements, et certains éléments paraissent bien moins travaillés.
Rapidement, les premiers raptors et les premiers tyranosaures débarquent, vous montrant combien la chair humain est tendre pour des machoires de dinosaures. Mais Turok se souveint des entraînements de son maître ca faire face. Peu à peu on progresse, et on se rend compte d'un problème évident du jeu : la visée. Celle ci est extrêmement sensible. Même après avoir mis la jauge au plus bas dans les options, il est extrêmement difficile d'alignée son viseur avec une cible. D'autant qu'un dinosaure, ça court vite et tous les sens. Face à eux, on abandonne vite son flingue pour les choper au couteau, plus efficace pour les éventrer ou les égorger directement. Mais là encore, c'est un vrai calvaire pour arriver à les tauper tant le système manque de précision.
Là où cela se corse franchement, c'est quand en plus les mercenaires viennent se coller au milieu du combat. Alors là, ça devient l'orgie. Vous avez beau être le héros du jeu, vos sens sont pour le moins mis à rudes épreuves. Arriver à faire face à des rafales ultras précises des ennemis tout en se débarrassant de dinosaures, ce n’est pas donné à tout le monde. Alors, pourquoi ne pas profiter de la furtivité, du couvert de la jungle. Alors, on rampe on se faufile, on se place à une vingtaine de mètres de la cible. On tend son arc, on ajuste le mercenaire placé de dos face à vous et on le voit se retourner et vous allumer en pleine caboche. Hein, quoi , comment ? L'arc n'est-il pas censé être silencieux. Pire, abattez un gars avec une flèche, et tous les autres localiseront votre position. L'IA ennemi réagit de manière complètement illogique et imprévisible.
Pire, les attaques des dinosaures sont parfois complètement sournoises et ne vous laissent aucune chance. Je m'explique. Alors que vous affrontez une troupe de mercenaires, un raptor vous saute dessus dans le dos, comme téléporté de nulle part ! On compte alors sur notre collègue pour nous couvrir pendant que l'on s'occupe du dino. Sauf, que votre pote space marine est incapable d'abattre une seule cible humaine....Plus surprenant, les tirs ennemis vous touchent, mais le dino en train de vous bouffer ne reçoit pas le moindre impact... Joli travail.... Une seule solution pour survivre : foncer dans le tas comme un sauvage !
Côté graphisme, c'est un peu le même topo. Plus on avance, plus on se lasse. La jungle c'est fun, mais c'est un peu toujours pareil. Alors, parfois, on est heureux de rencontrer un intérieur accueillant. Enfin , accueillant. c'est vide dit... Les décors des bases ont été bâclés et sont vides à souhait. Le level design est de plus basiques et les structures totalement classiques. Du déjà vu...en mieux...
Alors, on se dit, que, peut être, les développeurs ont réussi à nous concocter un excellent scénario avec des... flashs backs tout pourris et mal agencés, qui font pensé aux téléfilms de RTL9 en deuxième partie de soirée. Non franchement, c'est grave. On ne sait pas vraiment sur quel pied danser entre un mélange de Jurassic Park, d''Unreal Tournament et de Splinter Cell. A vouloir taper dans tous les domaines, cette histoire de Terraformation d'une planète peuplée de dinosaure et dans laquelle on lâche un amérindien armé d'un arc et d'un couteau, ça fait penser au super film ADN avec MArk Dacascos. Turok est une histoire platte, autant que Kate Moss.
Conclusion :
Franchement, hormis la jungle et les dinos plutôt bien réalisés Turok ne propose pas grand-chose. La bonne ambiance de la forêt se fait rapidement éclipser par une maniabilité complètement à la rue et une IA qui franchit allègrement la limite de l'inacceptable. Turok est long et dur, oui. Mais c'est surtout dû à ingestion trop massive de Viagra, qui privilégie le brutal au lieu du doigté.
Les plus : Les dinos et le son
Les moins : Le scénario, les ralentissements, la prise en main
