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Sid Meier's Civilization est très certainement mon tout premier jeu de stratégie sur PC. À l'époque, on se contentait de carré en 16 couleurs pour représenter les unités, et de son IMB Buzzer pour les FX. Bien de l'eau à couler sous les ponts. Le graphisme a bien évolué depuis ces temps archaïques, mais, au fond, le concept est resté intact, comme si le temps n'avait pas eu de prise sur lui. Aujourd'hui, c'est sur les consoles haute définition que nous retrouvons la licence de Sid Meier. Avec les images un peu cartoon diffusée durant la promo et le passage du PC vers les consoles, c'est tout de même avec un peu d'appréhension que nous allons tester le jeu.

Vous voici dans la peau d'un dirigeant célèbre d'une nation, d'un peuple. Qu'il s'agisse de Napoléon, Cleopatre, Jules César, Alexandre Le Grand ou encore Montezuma, vous allez devoir mener votre civilisation à l'apogée de sa gloire. En prenant en charge tout son développement (culturel à militaire), il va vous falloir traverser les siècles pour vous imposer comme le peuple le grand peuple du Monde ! Voila ce que vous réserve la simulation au tour par tour de Sid Meier.

Première appréhension : l'arrivée sur console d'une licence purement jouée sur PC à la souris... Après un petit passage dans le tutoriel, on se rend compte que Firaxis a réussi un joli tour de force. Civilization Revolution est parfaitement jouable. Je dirais même mieux, il est très agréable à jouer. En utilisant les boutons pour donner des ordres, les gâchettes pour accéder directement aux menus des villes, des diplomaties et des autres stats, on prend très rapidement le coup. Au final, on gère son peuple presque aussi rapidement que sur PC. Bon, il faut avouer que pour éviter des scrolls trop longs, les cartes sont bien plus restreintes. On notera d'ailleurs un zoom arrière pas bien puissant, qui rend difficile la vue globale des continents et des différentes factions en présence.
Si la carte est plus petite, c'est également pour bousculer un peu le jeu, le rendre moins statique. Les affrontements entre peuples se font immédiatement. Même les plus pacifistes seront tôt ou tard obligés de sortir les armes. C'est là un gros défaut du jeu dû à une IA inutilement agressive. Diificile d'arriver à troquer une technologie, quand votre rival vous réclame les trois quarts de vos ressources en or. C'est bien souvent par des victoires militaires que vous êtes affaiblis et non par des contraintes économiques. Il faut dire que ces dernières ont été simplifiées (mais pas dénaturées) pour permettre des parties en ligne plus rapides et plus intuitives. Autre artifice pour accélérer le jeu : les différents types de victoire. En effet, pour gagner, vous aurez plusieurs possibilités. Le premier qui atteint l'une d'elle est déclaré vainqueur. Vous pourrez donc emporter la victoire en tant que leader militaire, culturel ou encore économique.
Quelques petites nouveautés ont bien sûr été ajoutées histoire de se différencier un peu de Civlization IV. Tout d'abord, si vous développez correctement votre nation, alors des célébrités viendront s'installer dans vos villes, comme Nabuchodonosore ou encore Imohtep. Si vous acceptez qu'elles s'installent, elles vous octroieront des bonus, comme des réductions pour la construction des bâtiments ou des réductions de délais pour l'obtention des technologies. Certains pourront même vous permettre de construire en un clin d'oeil des Merveilles (hélas moins nombreuses que dans le dernier opus sur PC).
Enfin, reste à voir ce fameux graphisme. Il est nettement plus fun que les rigoureux épisodes sur PC. Les personnages bredouillent un langage que seuls les Sims seraient à même de traduire. Je dois bien avouer que ce côté fantasque est un peu perturbant dans les premières parties pour les habitués de jeu de stratégie au tour par tour de Sid Meier. Mais, au bout d'un moment, on s'y fait et on apprécie les petites notes humoristiques. On en vient même à regretter qu'elles ne soient pas un peu plus accentuées. Pour le reste, Civilization Revolution est extrêmement coloré. Chaque nation a son propre style graphique et permet une diversité architecturale très sympa. On pestera tout de même après des animations qui saccadent (dans les gros combat notamment), alors que la puissance de la console aurait dû permettre de faire tourner tout ça sans le moindre problème.
Conclusion :
Certains fans de la première heure trouveront que cette adaptation sur console est une véritable hérésie. Pour notre part nous nuancerons un peu ce propos. Civilization Revolution ne casse pas des briques. Il comporte de nombreuses lacunes dont un système stratégique limité, et franchement bourrin. Toutefois, les parties sont plus nerveuses que jamais grâce aux tailles de cartes réduites. Cela permet donc des escarmouches sympas et rapides, très appréciables dans le jeu en ligne.
Les plus : Des parties plus rapides, le graphisme fun
Les moins : Trop de combat, des ralentissements non justifiés

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