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Cela faisait un petit moment que l'on n’avait pas mis les menottes sur un jeu de caisse, un vrai, un pur, un dur. Midnight Club Los Angeles nous plonge donc une nouvelle fois dans l'univers du tuning et de ses folles courses sauvages en pleine ville. Après une petite séance de remise en condition avec visionnage de la trilogie Fast & Furious, nous voici prêt à prendre place dans notre bolide, bien décidé à devenir le number one de la Cité des Anges.

Il n'y a rien de bien compliqué. Vous êtes un jeune pilote qui n'en veut et vous être bien décidé à devenir le numéro 1. Sans une tune en poche, vous allez devoir faire vos preuves sur des caisses à savon, avant de prendre le volant de vrais bolides. Mais attention, les flics veillent au grain, et il ne faudrait pas finir entre les barreaux.

Frustré, c'est notre premier sentiment quand on lance une partie de Midnight Club Los Angeles. Comprenez qu'après avoir bavé devant la liste prestigieuse des véhicules du jeu (sur la quelle nous reviendront plus tard), le choix basique que l'on nous offre entre trois poubelles à quatre roues nous laisse un peu perplexes. Entre une miteuse Wolkswagen Scirocco, une pouilleuse Nissan 240 SX et une crasseuse Wolkswagen Golf GTI, on se demande bien laquelle sera la moins pire.... Ce sentiment, on va d'ailleurs le garder un bon moment dans le jeu, dans la mesure où les dollars ne tombent pas du ciel dans Midnight Club Los Angeles. Il faut donc se contenter pendant un moment de quelques améliorations et de quelques retouches de fortune sur votre tracassin. Tout cela se passera dans le garage. Vous y trouverez à la fois des améliorations de performances (freins, NOS...) pour l'accélération ou la tenue de route de votre engin, ou des améliorations plus design (capot, phares, peintures, étriers de frein...) pour adopter le look qui vous ressemble !
Pour accéder à des engins plus décents, puis carrément au top, il va falloir acquérir de la réputation. Celle-ci s'obtient en allant défier d'autres concurrents dans les rues de Los Angeles. Grâce à une carte et à un GPS très bien fichu, il vous suffira de pointer vos cibles pour que celles-ci apparaissent sur la minimap en jeu. Avec un petit appui sur Y, vous ferez un appel de phare pour défier votre concurrent. Dans la plupart des cas, l'épreuve à proprement dit se déroulera en deux temps. Tout d'abord, il faudra arriver en tête sur la grille de départ choisie pour la course, histoire de grappiller quelques points de renommée. Ensuite, viendra la course elle-même dans les rues de la ville. Sur la carte, la difficulté des courses est repérée par des couleurs, allant du vert pour les plus adéquates au rouge pour les plus difficiles.
Enfin, quand on parle de difficulté, tout est relatif. En effet, Midnight Club Los Angeles renvoie à s'y méprendre à un certain Need for Speed Undergournd 2. Difficile de ne pas trouver beaucoup de ressemblance entre ces deux titres. Les dés ne sont pas jetés au départ d'une course. Comprenez que même avec un bolide bien plus rapide que ceux des concurrents, vous pouvez vous retrouver facilement coiffé au poteau, et ce, pour trois raisons majeures. Primo, un habile système d'équilibrage des courses permet de remonter du terrain alors que l'on pointe dernier. Ensuite, un boost de drag peut être obtenu en collant aux fesses du concurrent de devant, permettant de balancer une nitro après avoir sniffé pendant quelques dizaines de mètres ses gaz d'échappement. Et enfin, il y a la circulation. Plus ou moins dense suivant les heures et les quartiers, c'est réellement elle qui définit qui gagne et qui perd. Alors que vous menez de bout en bout une course, sans commettre de réelle erreur, il y a ce 4x4 qui sort de nulle part et qui vient vous couper la route. Vous partez en tonneau et voyez vos concurrents passer, évitant miraculeusement le carambolage. Et encore, si le système de respawn ne repositionnait pas en face d'un mur ou d'un autre véhicule... Bref, on pourra parfois se sentir la cible d'une honteuse conspiration de l'IA, qui, à la manière d'un Destination Finale, est prête à tout pour nous mettre sur le carreau.
On nous avait également annoncé une prise en compte des dégâts dans Midnight Club LA. Oui, effectivement, mais les développeurs ont réalisé là le minimum syndical. Quelques vitres cassées, des rayures sur la carrosserie et les phares explosés seront les maigres témoins de chocs extraordinairement violents à 150 miles par heure. Si les dégâts sont là, ce n'est que pour surenchérir sur l'orientation très arcade du jeu. En effet, la conduite n'est pas altérée par les accidents, et les collisions sont parfois franchement ridicules, manquant cruellement d'une mise en scène plus spectaculaire. Percuter avec une 350Z de pleine face une voiture dans la circulation vous enverra certes valdinguer, mais n'ébranlera que peu l'innocente victime, dont la voiture ne reculera que de quelques mètres et s'en tirera avec deux bosses sur le capot.
Reste à voir la prise en main globale du jeu, l'un des critères les plus difficiles à apprécier dans un jeu de voiture. Autant dire que les coups de volant sont secs avec les premiers engins. Il faut vraiment y aller mollo sur le joystick analogique pour maîtriser ses virages, et conserver une trajectoire nette. Cette direction plutôt dure est d'ailleurs loin d'être un atout dans des courses où il faut souvent négocier des trajectoires serrées au dernier moment. En effet, les courses sont définies par des signaux de fumée qui apparaissent au fur et à mesure que vous les passez (comme des check point). Leur position est affichée sur la minimap. Surveiller la localisation de leurs emplacements, le trafic, les concurrents et les obstacles sur la route, cela conduit souvent à négliger un peu la trajectoire de la voiture. Un peu plus de clarté dans le tracé des courses n'aurait pas été un luxe.
Et pis, histoire de corser encore le tout, il y a la présence de la police. Si vous franchissez les limites de vitesse ou que vous conduisez imprudemment (ou carrément dangereusement) alors qu'ils sont dans le coin (affichés sur la mini map), vous êtes bon pour une poursuite. Pour fuir, il faut les distancer. Et c'est plus facile à dire qu'à faire. À côté, ceux de GTA IV étaient des enfants de coeur ayant fait voeu de non-violence. Ceux là sont de vrais malades, véritablement agressifs. De fait, il semble plus facile de les distancer à mesure que la partie avance, et que vous accédez aux bolides les plus puissants. Il est relativement dur de leur coller un vent avec une pauvre Golf GTI qui part de traviole au premier virage venu. Si jamais vous vous faites prendre, alors vous devrez vous acquitter d'une légère amende pour reprendre le volant.
Avant de nous livrer notre conclusion, nous allons jeter un oeil à la qualité technique de cet opus. C'est en tout cas un vrai plaisir de se balader librement dans un LA plutôt bien modélisé, mais surtout exempt de temps de chargement. Les remarques sont les mêmes pour les véhicules. Les bagnoles ne sont pas d'une extraordinaire finition, mais la réalisation est propre, sans bavure. On apprécie surtout une animation vraiment nerveuse avec les engins les plus rapides, et notamment les motos. Le défilement se fait sans accroc, même au travers d'une circulation dense.
Si au départ, vous n'aviez droit qu'à trois pauvres voitures, voici la liste des engins que vous pourrez débloquer. Dommage que le nombre de motos soit si réduit, tant leur conduite est fun.
Tuning : Audi RS4, Chevrolet Cobalt SS, 1975 Datsun 280Z, Ford SVT Focus, 1995 Mazda RX7, Mazda RX8 , Shinka, 1999 Mitsubishi 3000 GT VR-4, 1999 Mitsubishi Eclipse GSX, Mitsubishi Lancer Evolution IX MR, 1998 Nissan 240SX,Nissan 350Z Roadster, 1999 Nissan Skyline GT-R V-Spec, Pontiac Solstice, Volkswagen R32, 1983 Volkswagen Golf GTI, 1988 Volkswagen Scirocco.
Luxe : Chrysler 300C SRT-8, Mercedes-Benz S600, Mercedes-Benz S600 DUB Edition, Mercedes-Benz SL65 AMG
Motos : Ducati 999R, Ducati Monster S4RS, Kawasaki Ninja ZX-14
Muscle Cars : 1987 Buick Grand National GNX, 1969 Chevrolet Camaro RS SS, Chevrolet Camaro Concept, Chevrolet Camaro Concept DUB Edition, Chevrolet Corvette Z06, 1996 Chevrolet Impala SS, 1970 Dodge Challenger R/T, Dodge Challenger Concept, Dodge Challenger Concept DUB Edition, Dodge Charger SRT-8,
1969 Ford Mustang Boss 302, Ford Mustang GT Convertible, 1979 Pontiac Firebird, Saleen S302 Extreme
Exotiques : Aston Martin V8 Vantage Roadster, Audi R8, Ford GT, Ford Shelby Cobra Concept, Lamborghini Gallardo Spyder, 1971 Lamborghini Miura SV, Lamborghini Murcielago Roadster, Lamborghini Murcielago Roadster DUB Edition, Saleen S7
Conclusion :
On prend bien son pied avec ce Midnight Club Los Angeles. Sans prétendre révolutionner le genre de la course tuning, ce nouvel opus de révèle plutôt bon, sans réels points faibles dans sa réalisation. On reprochera peut-être un début un peu longuet avec des véhicules peu attirants, qu'il faudra supporter pendant un bon nombre de courses. Ces dernières sont toutefois bien rythmées, avec une bande-son efficace et un véritable challenge. Rien n'est jamais gagné d'avance, avec une circulation qui rend les positions sur la ligne d'arrivée parfois un peu chaotiques. Certains pourront d'ailleurs ressentir une certaine injustice, face à la qualité des évitements de l'IA et du complot qui semble parfois être ourdi contre vous. Quoi qu'il en soit, avec un peu de dextérité, on arrive à vite déjouer ces magouilles ! À bon pilote, rien d'impossible !
Les plus : L'absence de temps de chargement, le garage, l'ambiance et la bande son
Les moins : Les courses un peu aléatoires, la lenteur à vraiment avoir une caisse performante, le faible nombre de motos

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