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Rien n'a vraiment changé depuis les deux derniers épisodes. Sam exerce toujours la même activité. Il n'a pas raccroché, et se charge infatigablement des missions les plus périlleuses et les plus délicates dans le monde entier. Spécialisé dans l'infiltration, notre héros se charge aujourd'hui de partir à la chasse au groupe terroriste. Voilà encore un complot gouvernemental visant à déclencher une troisième guerre mondiale à démanteler. Et qui s'y colle, c'est ce vieux Sam. Comme je vous le disais, rien n'a vraiment changé depuis les deux derniers épisodes pour le scénario. Tom Clancy (le scénariste) est toujours aussi parano !

J'ai beau vouloir massacrer ce jeu, je crois que je vais vraiment avoir du mal. Dès le début de la première mission on se rend compte de la puissance de Chaos Theory. Alors que le jeu a déjà commencé, on a l'impression d'être dans une séquence vidéo. On nous avez promis un géo-texturage et une gestion des liquides impressionnante. Il faut bien avouer qu'Ubisoft n'avait pas menti. Je dirais même que pour une fois, il avait même été en dessous du résultat.
Pourtant, il n'était pas évident que l'Epic Engine (Unreal Tournament 2) soit suffisant. Mais il faut se rendre à l'évidence. Ce moteur a du rencontrer un artefact dans le style « fontaine de jouvence ». Les développeurs d'Ubisoft ont opéré à un véritable lifting en profondeur. Il n'ont pas lésiné sur le plâtre et les chevilles pour remodeler le moteur 3D. Au final, les extérieurs sont saisissants, les intérieurs plus vrais que nature. On regrette même d'être obligé d'éteindre la lumière et de passer en vision nocturne, tant la gestion des ombres et des lumières est exemplaire.
Il y a tout de même un petit « mais ». Pour profiter pleinement de ces effets graphiques, il vous faudra un matériel à la hauteur. Même avec une GeForce 4 et un athlon 3500+, on a du mal à afficher le Shader 3.0 . C'est dire si Sam est gourmand. Au minimum, il vous faudra compter un 2 Ghz et une carte de type Geforce 4 pour arriver à un résultat concluant. Qui plus est la dernière version du Shader n'est disponible que sur les processeurs graphiques de dernières générations.
Les mouvements de Sam se sont intensifiés par rapport aux deux premiers Splinter Cell. La programmation en motion capture est stupéfiante. Le rendu est loin de faire poupée de chiffon ou sprite informatique. Notre agent peut désormais attraper des ennemis pour les faire vaciller dans le vide ou les interroger. Il a également la possibilité d'ouvrir des portes discrètement. Ces quelques mouvements rajoutés aux célèbres grands écarts, suspensions et autres mouvements acrobatiques donnent encore plus de possibilité au joueur en matière d'infiltration. Le niveau sonore et la vitesse de marche sont toujours présents en bas à droite de l'écran. Concrètement, plus vous marchez vite, plus vous faites de bruit. L'utilisation de certains objets induit également une augmentation des décibels. Pour finir, vous pourrez jeter des trucs et des machins trouvés en route pour détourner l'attention des ennemis présents, ou pour casser des lumières. Je vous donne juste un conseil en passant. Évitez de jeter une bouteille d'alcool sur une lampe à huile, le résultat est assez déplaisant si vous êtes à côté !
L'arsenal du parfait petit espion est bien au rendez vous. En plus des lunettes de vue (vision nocturne , température...), vous disposerez de caméras optiques, de matériels de piratage pour la sécurité électronique et d'armes de poing. L'accès est rapide et ne nécessite pas de passer par des menus annexes. De même la sélection se fait discrètement en bas sans avoir besoin de quitter les yeux de l'écran principal. Enfin, par moment, des objets pourront passer en mode interactif au moyen de la touche ESPACE. Les groupes électrogènes pour être par exemple mis à l'arrêt pour plonger directement dans le noir, ou percés, pour laisser filtrer l'essence et temporiser l'extinction.
Qui dit nouvelle mouture, dit nouveau Gameplay. Des arrangements ont été mis au point pour renforcer la liberté des joueurs. Le temps où le déclenchement d'une alarme signifiait l'échec d'une mission est terminé. Votre supérieur se moque comment vous allez arrivé au but. Après tout, il n'est pas sur le terrain pour vous dire ce que vous avez à faire, et les talkies, ça marche très mal dans les tunnels. Bref, vous aurez le choix en briefing entre une approche Assaut ou Infiltration. Votre équipement et votre notation dans la mission dépendront de ce choix. En mode infiltration, vous aurez tout loisir de chercher les différentes alternatives qui vous permettront de passer en toute discrétion (oui, j'ai dit différente, 1 point de départ, 1 point d'arrivée, plusieurs possibilités). En mode Assaut il vous faudra abattre les obstacles qui se dressent. Attention, ce n'est pas du Resident Evil, et tuer n'est qu'une option. Néanmoins, vous pourrez abattre autant de terroristes que vous voudrez. Plus vous en tuerez (non discrètement), plus vous aurez d'accrocher à votre popotin. Les cartouches sont limitées, pas les bots de l'AI.
Qui plus est, les objectifs se diversifient. Il va vous falloir apprendre à être polyvalent. Entre retrouver des informations, pirater un système informatique ou assassiner quelqu'un, vous allez avoir du pain sur la planche. Des mini puzzle ponctuent certaines actions tels que le piratage électronique ou informatique. Autour de ces interventions, plane toujours ce fameux complot à échelle planétaire qui met en jeu de nombreux tenants et aboutissants de l'espionnage et du contre-espionnage. Si vous êtes un irréductible de Tom Clancy, vous ne manquerez pas d'interroger tous les terroristes pour être sûr de pouvoir tout comprendre, et vous rassurez de ne pas avoir manqué une seule miette du scénario. Pour les autres, ce sera un un prétexte pour effectuer votre job.
Pour finir de vous achever avec ce monument, j'ajouterais simplement qu'un mode inédit en coopération 2 joueurs est intégré. Même si il ne dispose pour l'heure que 5 niveaux, il est tout bonnement génial. Les cartes que vous parcourrez vous donneront l'occasion de tester des mouvements uniquement réalisable en duo. Courtes échelles, stratégie de prise à revers devront être maîtriser par Sam 1 et Sam 2 pour venir à bout de ces maps exclusives. Sachez enfin que si vous possédez un micro, le jeu intégre un détecteur de niveau. Quoi ça ? Si vous discutez avec votre collègue par micros interposés, il ne faudra pas parler trop fort pour ne pas se faire repérer. L'inter activité est vraiment stupéfiante !
Conclusion :
Même en voulant massacrer ce jeu, en y mettant le meilleur (et surtout le pire) de moi même, je n'arrive pas à trouver de défaut majeur à Chaos Theory. Sam Fisher est pus en forme et plus beau que jamais. Si vous trouvez ce titre lassant, c'est que l'infiltration n'est pas faite pour vous. Ce Splinter Cell fait figure de référence. On se tait, et on admire.
Les plus : Trop long à lister
Les moins : Nécessite une grosse config

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