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Robots a envahi les écrans, et maintenant; il s'attaque à nos consoles. Peut être qu'avec un peu de chance on pourrait lui demander de monter une puce dans la XBox, comme ça, gratos. Non, cela ne serait pas bien. Bref, le film est un peu léger mais les personnages attachants comblent les plus jeunes. D'ailleurs c'est le même studio de production que L'age de Glace. Dès qu'on fait les premiers pas dans le jeu, on se rend compte que là aussi c'est l'Age de glace. Inintéressant, le jeu nous plonge dans un gameplay spaghetti, déjà vu et bon à faire un tour chez le carrossier.

Rodney est un jeune robot inventeur qui est bien décidé à rencontrer son idole accompagné d'autres robots. Seulement voilà, la grande ville est sous le joug de Ratchet, le chef de Bigweld. Rodney va donc devoir affronter une bande de robots maléfiques pour .... sauver le monde. Sorte de Bruce Willis mécanique et bleu, avec une crête ridicule sur la tête, notre jeune héros va devoir se débrouiller dans une ville grande et hostile.

Dans la famille, j'adapte un film et je le massacre, Robots est sûrement le père. On se demande ce qui s'est passé dans la tête des programmeurs de chez Eurocom. Pourtant, ce sont eux qui sont à la source de Predator Concrete Jungle. Mais ce sont eux aussi qui ont développé Spyro, a heroes tail. Là, on voit beaucoup plus le rapport avec Robots. D'ailleurs, on le voit un petit trop. Plate-forme à gogo, double saut qui fait à un autre héros (Spyro), attaque rodeo qui fait penser à encore un autre héros (Mario), et glissade qui fait passer à encore un dernier héros (Sonic). Bref, le jeu puise dans un peu tous les styles sans s'en forger un à proprement dit. Au final, on a un produit, déjà vu, déjà usé, et directement bon pour la casse. Comparativement, ça me fait penser aux mésaventures d'Anelka au PSG. Comment faire du mauvais avec du bon !
Le gros, gros mais très gros défaut du jeu c'est sa jouabilité. Pour être clair, le héros est d'une lourdeur inégalée à déplacer. Son comportement est d'une incohérence prodigieuse. Lorsque vous marchez, vous voyez un cht'i n'enfant robot, léger, qui trotte en chatouillant le sol. Par contre, dès qu'il saute, son poids double brusquement. On a l'impression de lâcher une Airbus A380 sans moteur du haut des Twin Towers (à non zut, ça a déjà été fait avec un autre avion). On ne comprends pas non plus pourquoi un personnage aussi lourd dans ses sauts arrivent, par miracle (merci mon Dieu), à faire un bond supplémentaire au sein de son bond initial (comme dans Spyro). Heureusement qu'il existe d'ailleurs, sinon, on ne pourrait atteindre aucune plate forme.
Mais ce n'est pas tout. Le tir est d'une odieuse précision. Le pas de rotation de votre angle de votre de tir doit être d'environ 30°. Il est donc très difficile d'atteindre une cible en vue isométrique. On est obligé de passer en vue subjective. Mais là on a un autre problème. C'est que les cibles bougent plus vite que le viseur. Moralité on se retrouve dans un sacré pétrin. Au final, on fonce dans le tas avec notre clef à molette (qui habilement, ne blesse que les méchants).
Le gameplay est lui aussi à la limite du supportable. La trame est récurrente et on arrête pas de refaire tout le temps les même chose. On se promène dans un quartier. On trouve la personne qui dit quoi faire, on le fait (au hasard, détruire un méchant qui protège une plate forme, qui mène à l'interrupteur qui permet d'obtenir le truc). On refait encore une ou deux fois ce cinéma. On passe au quartier suivant et hop on recommence. Bravo, le changement. Le scénario est ultra linéaire. Même si quelques originalités, comme des courses sur rail, viennent perturber cette harmonie métaphysique de la plate-forme, on s'ennuie.
Aucune option délirante, ni aucune option pour faire évoluer le héros n'est disponible. Le titre se résume à une succession de mini missions, dont la plupart consistent à faire du Jumping. Si seulement on avait les commentaires de Jean Rochefort, on pourrait sûrement y trouver un intérêt. Mais là; c'est plutôt du saut de haie présenté par Pascal Sevran. C'est bien Tintin, continue, et tu auras droit à une gaterie !
Heureusement, le graphisme n'est pas si nul. Il faut dire qu'il remonte la note du reste. Et puis zéro additionné avec un peu, ça fait beaucoup par rapport à zéro. Ok, j'arrête. A part les séquences vidéos tirées du film, qui sont de super qualité, le reste est fade. Tout d'abord terne en couleur est l'univers. On s'attendrait à un décors ultra coloré, gai. Mais non, rien ne vient rendre cela vivant. Les passants, comme les ennemis, ressemblent plus à des vieux mono-neurones et bourrés d'arthrose, qu'à des personnages de films. Ensuite, les traits sont imprécis, voire flous. Pour couronner le tout, un bras ou parfois une moitié de corps travers le mur. Vive le clipping.
Histoire de finir le tableau. La caméra est pourrie. Il faut sans arrêt la replacer manuellement. C'est vraiment lassant et pénalisant pour l'action. Le déplacement sur la carte est ultra simpliste. Sa représentation n'atteint même pas le niveau d'un jeu GBA !
Conclusion :
Le seul intérêt de ce jeu est de présenter de jolies vidéos du film. Si c'est ce qui vous intéresse, payez vous une séance de cinéma, ça vous coûtera moins cher. Les étapes pour les visionner relèvent plus du calvaire que du jeu vidéo. Le jeu ressemble plus à un impératif commercial bâclé qu'à un pur produit ludique. Robots est un titre à oublier, et vite ! Même la casse du coin n'en voudrait pas !
Les plus : Les séquences vidéos du film
Les moins : Un graphisme nul, une maniabilité à faire popo...

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