Jaquette Test du jeu God of War sur Playstation 2
God of War
rédigé le 29 Juin 2005, par Mik'o
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Plateforme : Playstation 2
Editeur : Sony
Catégorie : action
Date de sortie: 22 Juin 2005
Note globale : 17.2

Bienvenue dans le monde de la mythologie Grecque. Vous ne connaissez pas. Mais si, c'est là qu'il y a le bon vieux coureur de jupons (Zeus), la fille dont Seiya est tombé amoureux (Athena), et ce gars qui veut tout détruire sans discernement aucun (Ares). Il y a aussi un type qui s'appelle Kratos, enfin du moins, c'est que ce veut nous faire croire, dans un certain jeu du nom de God of War. Les inspecteurs de chez PZ ont enquêté, avec l'aide du FBI et du KGB. Info ou intox? Eh bien Kratos a bien existé. Alors, laissez nous vous conter son aventure.

histoire

Tout remonte bien avant la naissance d'un certain Jésus. On remonte dans un temps où il y a plusieurs dieux et des créatures mythiques en balade un peu partout. Bref, un jurassic park antique à échelle internationale. Kratos, un ancien guerrier, est hanté par les massacres qu'il a perpétré tout au long de sa vie. Aujourd'hui, il n'a plus qu'un but, se débarrasser de ses chimères et de ses cauchemars. Athéna lui confie la mission de sauver Athènes des assauts du dieu Ares. Les combats entre les dieux étant interdits par Zeus, il faut qu'un homme s'en charge. Mais même si vous avez été entraîné par les Dieux eux mêmes, votre parcours sera semé d'embûches et de créatures de tous poils.

avis
Test et Screenshot pour le jeu God of War sur PS2
Aux origines de Kratos

La première grande question de ce jeu, est, qui est ce Kratos? Il ressemble à un héros spartiate, ultra musclé, au physique marqué et au tatouage rougeoyant. Dans sa racine Grecque, Kratos est la personnification du pouvoir au côté de Zeus. Il est le fils de Styx et de Pallas. Avec son frère Bié (personnification de la Force), ils ont participé à l'élaboration du supplice de Prométhée. Dans ces conditions on comprend de suite pourquoi il a été choisi par Athéna pour arrêter le Dieu Ares.

Contrairement à beaucoup de personnages de beet them all, Kratos n'est pas dénoué d'intérêt. Ce n'est pas l'histoire d'un simple mortel qui dézingue tout sur son passage qui nous est présenté. Au contraire. Il est un personnage tourmenté et hanté par ses massacres. Sa seule raison de vivre est de retrouver sa santé mentale, en faisant disparaître ses cauchemars. De ce fait, il est sans pitié. Le jeu ne vous interdira pas de tuer sans vergogne les innocents qui traînent dans vos pattes. Et autant dire, que pour vous, les humains ne sont que des pantins.

A cette quête violente, se rajoutent des moments plus exotiques. Il va falloir résoudre quelques énigmes. Bon d'accord, on est loin de l'ingénuité de Dédale et de son labyrinthe. On est beaucoup plus proche de Devil May Cry, version peplum et jupette. Cerise sur le gâteau, des défis plutôt originaux viendront se greffer pour gagner un peu plus d'expérience. Par exemple, vous pourrez faire jouir des demoiselles de joies au moyen de votre manette.

Test et Screenshot pour le jeu God of War sur PS2
Et le minotaure, il met le chocolat dans le papier alu

un jeu de combat type Beat them All ultra efficace. Kratos enchaîne les combos avec ses dagues fouets comme un malade. La base de la baston est très simple. Un bouton de saut, un bouton d'attaque rapide, un bouton d'attaque violente, et un bouton pour attraper et laminer son adversaire. Si vous maintenez l'attaque violente enfoncée, Kratos projettera son ennemi en l'air, et vous pourrez enchaîner les combos dans une sorte de bullet time antique. En quelques appuis, vous enchaînerez des vingtaines de coups. A ce mode de base, vous ajoutez, un stick pour les esquives de tous les bords, et des gâchettes pour les actions spéciales (protection, action, magie).

Si contre les monstres de bas niveaux Kratos peut foncer à l'aise dans le tas, il n'en ira pas de même pour les monstres plus évolués. Les gorgones et autres minotaures sont plus délicats. Heureusement, les Dieux interviendront au cours de votre voyage pour vous apprendre des techniques magiques encore plus dévastatrices. Vous pourrez maîtriser la foudre. Si vous parvenez à décapiter Méduse, Aphrodite consentira même à vous offrir le pouvoir de la pétrification. Qui plus est, God of War, offre, comme les jeux de ce type, l'accès à un menu d'upgrades. Contre quelques points d'expérience, vous acquerrez de nouvelles techniques.

Test et Screenshot pour le jeu God of War sur PS2
Au coeur de la bataille

Mais si cela s'arrêtait là, God of War ne serait qu'un peplum qui se fond dans la masse. Pourtant les développeurs ont mis le paquet pour donner un caractère particulier à ce jeu. Tout d'abord, les combats contre les boss sont dantesques. On assiste à du vrai combat mythologique. Vous n'affronterez pas des méchants de 10 cm, tout droit sortis d'un mauvais cartoon, qui font des attaques bidons. A la manière de Nanobreaker, les monstres qui ponctuent les niveaux sont impressionnants. Les têtes des hydres du premier level sont gigantesques, tant et si bien qu'un seul écran ne suffit pas pour afficher le boss dans son intégralité. Dans le même ordre d'idée, la représentation d'Ares, version titan, en train de détruire Athènes est stupéfiante. Qui plus est, les attaques ne sont pas mécaniques. Même si elles permettent de les anticiper, la moindre erreur vous coûte cher. Une gueule dont une seule dent fait votre taille, ça dissuade. Heureusement, si les mauvais coups font baisser la jauge de santé, les combos que vous réaliserez, libéreront des orbes de santé et de magie pour vous requinquer. Cette méthode garantie une crédibilité absolue dans les affrontements. Plus vous en mettez dans la tronche à votre adversaire, plus vos jauges augmentent et plus les siennes diminuent. Dès que l'un prend l'avantage, il est plus difficile à l'autre de revenir.

Et ce n'est pas tout. Pour abattre les boss, il ne suffira de les taper comme des malades. Il faudra faire intervenir des éléments du décors, soit pour les achever, soit pour les affaiblir. Sans eux, vous vous battrez contre des moulins à vent. Par dessus le marché, certains combos particuliers se déroulent sous forment de mini jeux. A un moment précis, une touche s'affiche à l'écran. Si vous enchaînez correctement la combinaison, alors vous déclencherez une cinématique violente, fatale, mais toujours remarquablement orchestré et terriblement spectaculaire.

Cette technique est également utilisée pour permettre d'achever des monstres classiques en une sorte de fatalité. Rien de plus poilant que de finir en décapitant une Gorgone, de planter sa dague au fond de la gorge d'un Minotaure, ou de disloquer en 2 les cadavres des archers d'Ares.

Test et Screenshot pour le jeu God of War sur PS2
Kratos et la danse

Le seul point faible du titre est le manque de maniabilité dans le déplacement de Kratos, ce dernier n'est pas précis pour deux piéces d'or. Il est difficile de dire si cela est volontaire ou non. Kratos est une brute et pas une ballerine, enfin, il me semble... Bien des fois, il se laisse retenir par une minuscule barrière en bois pour passer, et on nous contraint à un détour très scénarisé pour atteindre l'autre côté. C'est un peu dommage, car on ne comprend par la cohérence du truc, quand 5 minutes plus tard, on défonce un mur de pierre. De même, les déplacement en escalade sur les murs et les échelles de cordes sont loin d'être agréables. Kratos n'est pas agile et ça se remarque très vite. Je suis persuadé qu'il n'aurait jamais obtenu de médaille en patinage artistique, ou une place à la star'ac. Il est plutôt du style bourrée auvergnate.

A côté de cela, la qualité de la bande sonore et le graphisme font vite oublier tous ces petits contretemps. Les décors sont somptueux et le côté antique est omniprésent. L'ambiance musicale nous berce avec des musiques dignes de grandes productions comme Gladiator ou encore Troie. On ne se lasse pas de ces rythmes hauts en émotions et en puissance. Ils suivent l'action sans faux pas. Inutile de parler des cinématiques. Elles aussi sont d'une très bonne qualité. Le visage de Kratos y est chargé d'années, de douleur et d'émotions. Même après avoir éteint la console, ce personnage charismatique reste en mémoire.

Enfin, un scénario énigmatique permet de nous tenir en haleine. Dans la séquence de début du jeu, on voit Kratos se suicider. Le jeu démarre donc dans un flash back. Que s'est il passé pour que ses cauchemars le hantent autant. Que cache ce passé si trouble. Pourquoi sombre t'il dans une folie meurtrière grandissante, et enfin, à quoi rime ce suicide, alors qu'il a été placé sous la protection des Dieux de d'Olympe. Toutes ces questions permettent de donner une consistance au scénario et à l'histoire. On ne se bat pour des clopinettes.

Conclusion :


God of War est une très bonne surprise. Passé quasiment inaperçu pour sa sortie, il faisait partie des outsider. La force et la puissance de Kratos lui ont permis d'écraser sa concurrence, à moins qu'une intervention divine ne lui ait porté chance. God of War est un must, un jeu de baston comme on les aime, dans un univers qui est assez peu usité dans le jeu vidéo, pour réserver de nombreuses et bonnes surprises

Les plus : de la bonne baston, on ne s'ennuie pas une seconde
Les moins : Kratos n'est pas très agile

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