Jaquette Test du jeu Saint Seiya - Le sanctuaire sur Playstation 2
Saint Seiya - Le sanctuaire
rédigé le 19 Juillet 2005, par Mik'o
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Plateforme : Playstation 2
Editeur : Atari
Catégorie : action
Date de sortie: 01 Juillet 2005
Note globale : 7.2

"Des quatre coins de l'univers, quand triomphe le mal... Sans hésiter ils partent en guerre, pour un monde idéal... tatatata" Comment ne pas commencer ce test sans le fameux générique de Bernard Minet. Bon d'accord, il a moins de tenue que l'original et sa guitare électrique, mais il a le mérite d'être chantable pour le commun des français (quoique, il a bien participé à la nouvelle star!). Voilà donc Saint Seiya le jeu qui débarque dans les bacs avec près de 20 ans d'absence sur console. Le jeu est attendu, le contenu alléchant, malheureusement, le jeu a déjà eu sa sentence il y a quelques semaines au Japon. Il n'y a pas eu de progrès depuis la version NES. On a même régressé. Avant de rentrer dans les détails, je n'aurais que deux mots: SAHORI SAAAAAAAAAAAAAN !!!!!

histoire

Comment vous ne connaissez pas l'histoire du Sanctuaire.... Bon aller je vous fais un résumé. Depuis la nuit des temps, des adolescents sont entraînés pour porter des armures (qui correspondent à une constellation), et défendre la Déesse Athéna. Ce sont les Saints. Ces chevaliers, en fonction de leur expérience et de leur pouvoir; sont classés dans 3 catégories principales: Bronze, argent et or. Dans les années 80, le grand pope (dirigeant de la caste) décide de renverser la princesse Sahori (actuelle réincarnation d'Athéna). Voilà donc Sahori et ses cinq fidèles Bronze Saints parti le défier. Manque de bol. La princesse se prend une flèche en plein coeur. Il reste 12 heures au 5 gaziers pour se taper 12 chevaliers d'or et atteindre le grand pope, pour la sauver. Et les Silver saints dans tout ça? Je vous laisse mater la soixantaine d'épisodes en DVD qui les concerne.

avis
Test et Screenshot pour le jeu Saint Seiya - Le sanctuaire sur PS2
La colère du fan

Le nom de Saint Seiya raisonne dans nos têtes comme le Graal dans celle d'Arthur. En plus on apprend que c'est le studio Dimp, développeur génial des DBZ Budokai qui signe le jeu. C'est décidé je mets 60€ illico dans le jeu pour m'éclater. Oui, ben j'aurais mieux fait de m'abstenir pour une fois. Du fait que je suis un grand fan de la série, je savais au départ que je ne serai pas partial pour ce test, que je métaphorerai et que j'hyperboliserai à donf. Pour le coup, je ne vais pas être partial du tout. Je vais même être impitoyable. Dimp vient de nous montrer le côté obscur de son talent.

Saint Seiya est une hérésie pour le fan. Celui qui depuis le début suit l'entraînement de ces pauvres Seiya, Shun, Shiryu, Yoga et Iki, va pouvoir mettre le titre en pièce et le manger avec des baguettes. Bizarement, la sortie du jeu du jeu s'est fait pau de temps après celle du Tenkai Hen au Japon. Coup de pub? Peut être... Les premiers pas dans le jeu semblent corrects. La petite intro paraît suivre la trame. OK. Mais bien rapidement cela se gatte. La traversée des différentes maisons des Gold Saints est entrecoupée de combat avec des sbires à deux balles du Grand Pope. Mais qu'est ce qu'ils font là ceux là, je les ai jamais vu dans la série. Qui plus est, de grosses erreurs se glissent dans le jeu. L'oreille de Cassios a subitement repoussée depuis que Seiya a gagné l'armure de Pégase. Accessoirement, Shura ne perd pas son bras. Bref, les incohérences et les dysfonctionnements sont impardonnables.

Mais le pire arrive. Atari a commis THE grosse bourde, ou plutôt , les japonais l'ont poussé tout droit dans un précipice avec un éléphant accroché au pied droit, et une chape de béton au pied gauche. Autant dire que c'est un aller simple pour le puits des âmes si cher à Masque de mort. La bande son est minable, pourrie, et je n'ose pas continuer ma phrase pour ne pas sortir des noms d'oiseaux en tout genre. Il est où mon Pegasus Fantasy, il est où mon Athena's love. Enfin quoi, il est où mon Seiji Yokoyama. Ben il n'est pas là. Les japonais, dans leur grande mansuétude, ont oublié de filer les droits des musiques à Atari. Donc au final, on se retrouve avec des espèces de plagiats à forte inspiration. Cependant, on est très loin de la magie des bandes sons originales, qui ont fait le succès de la série. Question doublage, c'est le même acabit. Les doubleurs manquent cruellement de rythme, et semblent parfois ignorer complètement l'histoire en cours

Test et Screenshot pour le jeu Saint Seiya - Le sanctuaire sur PS2
L'illusion du Dimp

Bon, ce n'est pas grave, on va se rattraper sur le côté combat complètement.... lymphatique du jeu. Il faut bien avouer que les Gold saints, censé se déplacer à la vitesse de la lumière ont du prendre peur avec les radars de Sarkosy. Les personnages sont mous. On a la véritable impression que leurs armures pèsent lourd, trop lourd pour pouvoir combattre avec.

Le dynamisme des combats est quant à lui très fidèle à la série. Vous commencez un combat, chargez votre cosmos avec la touche rond entre deux ou trois échanges coups de pied, coups de poing. Dès qu'elle es assez haut, vous pouvez balancer votre attaque ultime. Ne cherchez pas, il n'y a pas énormément de coups. Il faut dire qu'au moment du Sanctuaire, chaque chevalier ne possède qu'une attaque principale. Alors surtout n'innovons pas, on a assez fait de bétise avec le background, n'en rajoutons pas. S'en suit alors un bras de faire à coup de mitraillage de gâchette et de rotations de Joysticks. Ce sera là la partie la plus délicate du jeu. Tourner le plus vite possible. Ne vous loupez pas, car sinon, votre attaque ne fonctionnera plus. Selon le théorème du Gold Saint, un chevalier ne se laisse pas deux fois surprendre par la même attaque.

Quand vous mordez la poussière, vous allez rejoindre Athena pour qu'elle vous file un coup de main et regonfle votre cosmos. C'est reparti pour une séance de matraquage de Dual Shock. Je ne sais pas si votre manette arrivera à tenir le choc pour finir le jeu. Au cas où, prévoyez en une ou deux de rechange.

Afin de varier le Gameplay, et de tenter de délasser un peu le joueur, Dimp nous a concocter des séances de beat them all entre les maisons. Des hordes de combattants à la solde du Pope vous foncent dessus. Là encore la maniabilité est déplorable. Déjà, il faut un petit moment pour s'adapter au changement de Gameplay. Ensuite, quand on s'y est habitué et qu'on est prêt à tout fracasser, le beat them all se stoppe subitement en plein combat. Et hop on prend un warp dimensionnel vers la prochaine maison. C'est illogique et surtout très frustrant. Aller hop, on change à nouveau de gameplay...pfffff....c'est lourd.

Test et Screenshot pour le jeu Saint Seiya - Le sanctuaire sur PS2
Les pixels de Pégase

Un des seuls points sur lequel le titre est potable, c'est le graphisme. Les armures sont fidèles et assez jolies à regarder. Les attaques produisent des éclairs et des effets de lumières très agréables. Les différents Saints ressemblent à leur modèle et on les différencie sans trop de mal. Cependant, certaines déformation altère un petit peu ce graphisme somme toute moyen. Il n'y a pas de quoi rendre un chevalier du dragon aveugle ou même un chevalier du cygne borgne.

Mais si on réfléchit un peu, Dimp n'a rien fait de plus que d'adapter le moteur rodé des DBZ Budokai. Pourtant très connu du développeur, on aurait pu s'attendre à un rendu encore meilleur, compte tenu de faible travail, sur le background, le Gameplay et la maniabilité. Les décors sont pauvres. Le seul réel travail a été fait sur les personnages principaux, et c'est largement insuffisant.

Test et Screenshot pour le jeu Saint Seiya - Le sanctuaire sur PS2
La poussière de DVD ROM

La seule chose qui sauve Saint Saiya est son côté goodies. Les bonus à débloquer sont relativement originaux, puisqu'il s'agit surtout d'objets de collections comme des illustrations des figurines métal. Cependant, le véritable fan les possède déjà en photo glanée sur Internet. A côté de cela, il est possible de débloquer certains chevaliers, comme ceux d'aciers, Marine, les Black Saints ou encore les bronze saints sans leurs armures. Mais cela ne change rien au Gameplay, juste plus de choix en mode versus.

Outre le combat libre, le mode histoire ou la rencontre entre deux players, on vous propose de vous mettre à la place du Grand Pope et d'arrêter la progression des chevaliers de bronze. C'est sûrement l'une des missions les plus dures du jeu, et le fait de pourvoi utiliser Saga, un des Gold Saints les plus puissants, ne change rien au programme.

Conclusion :


Saint Seiya est une aberration du jeu vidéo, et une hérésie pour les fans. On peut certes y trouver de quoi s'amuser, mais il ne vaut pas clairement pas les 60€ indiqués sur la boîte. Avec un scénario bourré d'oublis ou de contre sens, un gameplay qui se résume à marteler des boutons et une bande son complètement fantasque, le sanctuaire est une offense à Masami Kurumada. Je n'ajouterai rien de plus.

Les plus : un retour après vingt ans d'absence (histoire de ne pas laisser la rubrique vierge)
Les moins : incohérences majeures, gameplay affreux affreux affreux

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