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Les premiers chocs du championnat de France commencent à faire rage. Nos amis les Lyonnais franchissent avec succès les barrages de la Champions League, tandis que les Bleus (cette fois non accompagnés par Jonnhy) se forgent une place à la coupe du monde. Alors forcément, avec PES 5 certains vont vouloir réparer certaines injustices. Je pense notamment à Wanderlei Luxemburgo, qui tentera de vérifier par R1 + R2 que le coup d'éclat de l'OL n'était qu'un coup de malchance, en se répétant au fond de lui même: "Le Réal, parce que je le vaut bien!".

Pro Evolution Soccer, ou plutôt devrais je dire Winning Eleven, est la série phare au Japon. Là bas, il n'est pas besoin de le comparer à un autre (FIFA au hasard), tant la concurrence est mince. Mais chez nous, sur le continent qui a vu naître Léonard de Vinci, Albert Einstein et Paul Presboit, on se préoccupe toujours de savoir si PES sera plus ou moins bien que FIFA et vice et versa. Alors aujourd'hui, nous allons tenter de faire une approche non comparative, histoire d'être le plus objectif possible, en faisant fi des clans!

Tout d'abord, PES 5 arrive dans un contexte serin. Il n'a rien à prouver, et n'a pas à se racheter. L'équipe a donc pu procéder à un développement tranquille et sans réelle pression. Et cela se ressent énormément. Ce qui marque le plus, c'est la finition un peu limites du jeu; vous savez, le genre de détails qui au demeurant ne servent à rien dans le gameplay, mais qui pourtant font tout l'attrait d'un jeu de ce gabarit. On citera par exemple des menus pas vraiment attractifs et des options de gestion dans une police qui fait un peu mal aux yeux.
Histoire de pourrir le soft dès le début (c'est cruel hein?), il est bon de rappeler aux tatillons de la licence, qu'une fois de plus, une séance de "je renomme mes joueurs" s'imposera. PES 5 en est resté au même point que son prédécesseur. Il n'a pas pu se payer les clubs français, allemands ou anglais (hormis Chelsea et Arsenal, les équipes britanniques les plus gauloises). C'est dommage. Néanmoins rassurez vous, les transferts de début de saison ont été pris en compte.
Aller, pour en finir avec les critiques, penchons nous deux secondes sur le côté graphique. Malgré un effort de modélisation en 3D du public, pour les ralentis et l'arrivée sur le terrain, il est toujours aussi proche d'un Picasso pendant les matchs. J'adresse également un beau carton jaune à la représentation des joueurs. Si les stars comme Zidane, Beckham, Ronaldo, Raül ou Roberto Carlos sont d'une ressemblance folle, il n'en va de même pour les joueurs moins connus. Moralité: vous prendrez beaucoup de plaisir à jouer avec le Réal, tant la ressemblance est frappante, mais vous vous lamenterez sur des équipes bâclées comme les Girondins de Bordeaux (qui est pourtant, sans chauvinisme, la meilleure équipe au monde).
Mais PES reste PES et on retrouve les innombrables constantes qui font de lui un hit. Tout d'abord, il n' y a guère d'évolution au niveau des modes de jeu. D'un autre côté, force est de constater, qu'il est dur d'en rajouter tant la liste est grande. Entraînements, coupes, ligues, tirs au but, tout est là pour parcourir le foot de A à Z. Mais Konami en veut toujours plus. Et cette fois, ci, vous aurez accès à un mode réseau, jusque là absent. C'est vous dire si vous allez en passer des heures à taper virtuellement dans le ballon. Je ne saurais que trop vous conseillé de prévoir l'éponge magique et la bombe cryo en cas de crampe au poignet.
Et vos heures, vous pourrez également les passer à personnaliser vos joueurs. L'éditeur de maillot est plus fourni que jamais. Encore un peu et aurait l'impression de se retrouver gestionnaire d'une boutique de flocage. Vous aurez entre autre l'opportunité d'éditer les rayures et de récupérer des imprimés officiels, en fonction des compétitions que vous menez.
Mais la réelle nouveauté de Pro Evolution Soccer 5 c'est.... roulement de tambour, pom pom girl et musque techno: la qualité des mouvements des joueurs. On avance encore d'un cran vers le réalisme. Si autrefois on pouvait se plaindre de la bêtise évidente de l'IA dans certaines situations, il faut vraiment être tatillon pour lui trouver des défauts. Les joueurs anticipent beaucoup les trajectoires de la balle. Quand vous vous loupez, les autres n'attendent pas, pités comme des radis, que la balle leur revienne. Les mecs, ils mouillent le maillot. De la même façon, ils n'hésitent pas à faire jouer leur physique, allant à l'épaule conte épaule, ou faisant opposition de leur corps en défense.
Pour faire fonctionner tout cela, une panoplie de mouvements forts bien réalisés vient se greffer. Les footballeurs de couchent, se cambrent et se jettent pour récupérer les balles difficiles. Les gardiens savent s'imposer dans leur surface. Konami a su leur faire oublier le DVD, "Moi et mes bourdes" de B. Lama. Sans être invincible, ils plongent de manière naturelle, et se positionne à la perfection, ou du moins, dans la marche du jeu.
On a du mal à imaginer un Gameplay plus réaliste Sachez que certaines actions se font naturellement, sans être obligé de se taper une combinaison à la street fighter pour parvenir à faire une lancée. Vos attaquants font automatiquement des appels de balle, et lorsque vous leur faite la passe, il laisse filer le ballon devant, de manière à être dans une meilleur position de centre. De la même façon, un défenseur laissera filer en touche ou en sortie de but, si il n'est pas menacé, et ne s'embarquera pas dans dans une récupération hasardeuse, si chère à Basto.
J'ai gardé le meilleur pour la fin! L'arbitrage. Il est bluffant. L'IA mise en jeu pour gérer les matchs est admirable. On fait jouer l'avantage, on revient à la faute, on laisse jouer si la faute est mineure et surtout, on ne prend pas un carton toutes les dix secondes parce qu'on a fait un tâcle régulier. Encore mieux, si une phase de jeu décisive est en cours, alors PES 5 attendra qu'elle se termine pour siffler la mi-temps ou la fin de la rencontre. On en arrive même à se demander, si certains arbitres professionnels ne feraient pas mieux d'en tirer une bonne leçon!
Question plaisir de jeu, une grosse surprise va permettre à PES 5 de gagner de nouveaux partisans. Si le jeu ne perd pas en matière de stratégie et de tactique, un soin particulier a été mis pour faciliter la vie aux débutants. Des réglages simples suffisent pour mettre en place son équipe sur le terrain. Il n'y a pas besoin d'avoir un diplôme d'ingénieur en football et un Bac + 25.
Enfin, le niveau de difficulté n'est pas plus élevé que PES 4, ce qui permettra aux pro du pad d'engager directement les matchs en difficulté maximale. Mais bizarrement, on a une sensation d'aisance sur le terrain. On retrouve des sensations d'arcade. Si à haut niveau, les rencontres nécessitent beaucoup d'application, les premiers échelons permettront une approche intuitive. Voilà qui sonne bien avec la mise en place du jeu réseau!
Conclusion :
PES 5 ne surprendra personne. Les fans de foot connaissent ses qualités et ses défauts. Si Konami n'a pas été capable de corriger son problème de licence, nul doute que des patchs de mises à jour, fleuriront sur les sites non officiels. Mais par contre, le côté jeu a été nettement amélioré. Plus de réalisme et plus d'arcade permettront à un public large de prendre du plaisir. Les soirées FIFA pizza bière, serait elle en train de se transformer peu à peu en soirées PES, Mc DO, Despé?
Les plus : Amélioration notable du gameplay, jeu en réseau
Les moins : Les licences, le manque de soin pour les joueurs secondaires

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